Trump ouvre "les portes de l'enfer", dit le Hamas, "une déclaration de guerre", pour un diplomate palestinien

Des Palestiniens suivent le discours de Trump
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Des Palestiniens suivent le discours de Trump - © AHMAD GHARABLI - AFP

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi que la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël ouvrait "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région".

Le Hamas qualifie la décision américaine "d'agression flagrante à l'encontre du peuple palestinien" et appelle les Arabes et les musulmans à s'en prendre aux intérêts américains dans la région et à se détourner d'Israël.

Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a ainsi appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

"C'est une déclaration de guerre" pour un diplomate palestinien

La reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël est une déclaration de guerre en règle, a indiqué le diplomate palestinien Hassan Al Balawi mercredi soir dans Terzake. Selon Hassan Al Balawi, qui travaille à la représentation palestinienne auprès de l'Union européenne, les Etats-Unis "ont perdu toute confiance en tant que médiateur neutre dans le conflit israélo-palestinien".

Pour Hassan Al Balawi, les déclarations de Trump sont une violation de l'accord qui voulait que le statut de la ville ne puisse être déterminé que par Israël et la Palestine ensemble, des accords d'Oslo et du droit international. "A cause de lui, les Etats-Unis ne sont plus un médiateur neutre. Avec son discours, il sort l'Amérique du processus de paix, car les Palestiniens ne lui font plus confiance", a-t-il déclaré. En outre, les Etats-Unis choisissent définitivement le camp d'Israël et légitiment "l'occupant israélien". "C'est une déclaration de guerre", a-t-il estimé dans Terzake. "Trump encourage la violence".

"Nous espérons que le reste du monde s'y oppose, et notre espoir repose surtout auprès de l'ONU et de l'Union européenne", a commenté Hassan Al Balawi.

 

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