Sous-marins russes coulés: une bombe à retardement pour l'Arctique

Sous-marins russes coulés: bombe à retardement pour l'Arctique et ses réserves de cabillauds
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Sous-marins russes coulés: bombe à retardement pour l'Arctique et ses réserves de cabillauds - © EVN

Des experts allemands tirent le signal d'alarme : un sous-marin nucléaire russe immergé en 1981 en mer de Kara menace de contaminer l’Océan arctique.

Coulé par 50 mètres de fond au large de l'archipel de Nouvelle-Zemble, le K27 n'est qu'un des ces sous-marins immergés par Moscou pour s'en débarrasser. Une liste, sans doute, incomplète a été publiée par la Russie en août dernier : elle reprend outre le K27, 14 réacteurs nucléaires, dont cinq contenant du combustible utilisé, 735 autres éléments de machinerie radioactifs et 17 000 containers de déchets radioactifs.

Un expert allemand, Wolfgang Renneberg explique: "Plus ces sous-marins seront sous l’eau plus il y aura de chances qu’il y ait de plus en plus de fuites radioactives qui contaminent la mer.” (voir la vidéo ci-contre)

Pour l'instant tout va bien

Pour l'instant, le K27 ne présente aucune fuite, conclut cependant la récente expédition russo-norvégienne.

Le scénario catastrophe est toutefois imaginable, détaille un membre de l'expédition au site de l'ONG Bellona: "Le combustible nucléaire utilisé du réacteur pourrait causer une réaction en chaîne incontrôlée dans des conditions extrêmes, avec production de chaleur et de radioactivité".

Le sous-marin avait été envoyé par le fonds en 1981 par les Soviétiques après une fuite radioactive qui avait tué 9 sous-mariniers en 1968. On avait scellé le submersible, laissant à son bord le carburant nucléaire utilisé.

Le but de l'expédition russo-norvégienne est de déterminer ce qu'il convient de faire avec l'épave, à savoir éventuellement la faire remonter pour la stocker ailleurs en lieu sûr.

L'expédition a aussi contrôlé 2000 fûts contenant divers résidus radioactifs dans la baie de Stepovogo et conclut que le niveau de cesium 137 n'a pas augmenté depuis le dernier contrôle en 1994, mais a même légèrement baissé, tout en restant plus élevé que la radiation d'arrière-plan.

Si des émanations radioactives avaient lieu, celles-ci seraient fatales pour les cabillauds, dont la mer de Kara est la réserve mondiale.

Mais la Russie a également intérêt à nettoyer la zone avant de commencer l’extraction de pétrole prévue dès 2014, note Euronews.

RTBF

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