Sous-marin argentin: poursuite des recherches, les familles en deuil

Jessica Gopar la femme de Fernando Santilli, membre d'équipage du sous-marin, à la base navale de Mar del Plata au sud de Buenos Aires, le 23 novembre 2017
Jessica Gopar la femme de Fernando Santilli, membre d'équipage du sous-marin, à la base navale de Mar del Plata au sud de Buenos Aires, le 23 novembre 2017 - © EITAN ABRAMOVICH

Les recherches se poursuivaient samedi au large des côtes argentines pour tenter de localiser le San Juan, le sous-marin disparu depuis 11 jours avec 44 hommes d'équipage, dont les familles ont perdu tout espoir de les retrouver vivants.

Vendredi, le président argentin Mauricio Macri a exigé "une enquête approfondie" pour connaître "la vérité" sur le sort du San Juan, disparu à la suite d'une explosion, à l'origine de la mort quasi certaine de son équipage.

La Marine se refuse à déclarer officiellement qu'il n'y a plus aucune chance de retrouver des survivants, mais les experts du monde sous-marin sont résignés.

Un sous-marinier a miraculeusement échappé au drame, a indiqué la Marine vendredi. Un technicien en communication a dû descendre du San Juan lors d'une escale à Ushuaia pour une mission à Buenos Aires, avant de se rendre au Pérou.

"Ce qui s'est passé va requérir une enquête sérieuse, approfondie, qui permette d'avoir des certitudes", afin de savoir "comment un sous-marin qui (...) était en parfaite condition pour naviguer a été visiblement victime d'une explosion", a déclaré le chef de l'Etat dans une brève allocution au siège de la Marine argentine.

Le San Juan est porté disparu depuis le mercredi 15 novembre à 07h30 (10h30 GMT). Il n'a pas activé ses balises de détresse.

"Un effort national et international de grande ampleur" a été déployé, souligne la marine argentine: plus de 4.000 personnes, quatorze navires, dix avions, avec l'aide des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, du Brésil et du Chili.

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