Soudan: une partie de la population veut une enquête internationale sur le massacre du 3 juin

Au Soudan, le conseil militaire de transition (au pouvoir depuis la chute du dictateur Omar El Bechir) a dévoilé les résultats d'une enquête interne sur le massacre du 3 juin, lorsqu’une centaine de personnes ont été tuées par les forces de sécurité. Mais les meneurs de la contestation ne s'en satisfont pas. Ils continuent d'exiger une enquête internationale, et veulent que les militaires acceptent de partager le pouvoir. Des autorités militaires qui campent sur leurs positions. Et dans la capitale Khartoum, la population craint un enlisement de la situation.

"Nous voulons une enquête internationale sur les atrocités commises"

Le conseil militaire de transition a reconnu avoir ordonné la dispersion des contestataires, mais nie avoir planifié le massacre commis le 3 juin. Un jeune médecin est, depuis plusieurs mois, l’un des meneurs de la contestation et l’un des porte-parole de la coalition d’opposition. " Nous voulons une enquête internationale ou régionale sur les atrocités commises. Le conseil militaire est responsable. C’est lui qui a tout organisé et planifié et l’enquête ne peut donc pas être faite par eux-mêmes ". La société civile continue à exiger que ces conditions soient remplies avant d’accepter des négociations directes. Mais il y a peu de signes de compromis et la population voit ses espoirs de démocratie s’éloigner, comme le constate un enseignant. "On n’a pas d’autre choix que d’attendre et de lutter contre le régime et l’injustice. Ca ne peut pas être pire que ça ". Une médiation menée par le Premier ministre éthiopien tente de permettre une sortie de crise afin qu’une dictature n’en remplace pas une autre.

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