Sortir dans l'espace comme Thomas Pesquet, ce vol ultime que Dirk Frimout n'a pas pu expérimenter

Alors que l'astronaute français Thomas Pesquet s'apprête à sortir dans l'espace pour la 3e fois de sa vie, Dirk Frimout était au micro d'Aline Gonçalves ce mercredi sur la 1ère. L'occasion pour le premier Belge dans l'espace de revenir sur ce vol ultime... qu'il n'a cependant pas pu vivre lui-même. "Ce n’était pas prévu dans notre mission. Quand on fait une sortie, on perd pas mal de temps, il y a toute une préparation, on perd presque 15 jours, tandis que nous, c’était seulement neuf jours. On préférait donc faire un continu d’expériences. On avait pourtant deux combinaisons spatiales pour sortir et il y avait deux personnes de notre équipe qui étaient entraînées pour le faire. Ce n’était pas prévu, mais s’il y avait un danger, ils pouvaient sortir. Par exemple, à la fin, on devait fermer la soute de la navette pour pouvoir rentrer, et si ça ne se faisait pas correctement, ces astronautes devaient alors sortir et essayer de le faire manuellement".

Se préparer pour nettoyer le sang

Une sortie en plusieurs étapes, longues et compliquées qui ne s'improvisent pas car le vide spatial ne pardonne pas. "La personne qui sort doit d’abord être dans un sas. On dépressurise le sas et on met de l’oxygène pur pour que les astronautes aient une pression beaucoup plus basse que dans l’atmosphère. On doit d’abord se préparer pour nettoyer le sang, en quelque sorte, pour qu’il n’y ait plus de bulles d’azote dedans. Ceci prend presque une heure, pendant laquelle ils doivent respirer l’oxygène avant de sortir. C’est un peu comme les personnes qui descendent sous l’eau", détaille Dirk Frimout.  

Archives JT du 18/07/2019 - Espace : les deux astronautes belges

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