Sommet européen : un accord sur le Brexit et une déception pour la Macédoine du nord et l'Albanie

Les 28 dirigeants européens ont quitté Bruxelles cet après-midi. Ce sommet d’automne a été marqué par un accord sur le Brexit mais aussi, par un conflit au sujet de l'Albanie et de la Macédoine du nord. Les sourires des 28 dirigeants européens ont fait place à de la frustration, hier soir, lorsqu’il a été question d'engager des négociations d'adhésion avec Skopje et Tirana. 

Un projet d’accord sur le Brexit

La première journée de sommet a débuté d’entrée de jeu par un accord sur le Brexit. Le négociateur de la Commission européenne, Michel Barnier, s’est félicité de la conclusion d’un projet de texte "juste et raisonnable" sur la sortie du Royaume-Uni. "Il permet d’apporter de la sécurité juridique, de la certitude partout où le Brexit crée, comme toute séparation, de l’incertitude", a-t-il déclaré.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernements ont rapidement validé l’accord.

Tout se joue maintenant outre-manche où le parlement britannique se prononcera demain sur le "deal" négocié par le Premier ministre Boris Johnson avec les Européens. Le vote s’annonce serré. Le gouvernement conservateur ne dispose plus que de 288 élus, contre une majorité absolue de 320 voix à la Chambre des communes, où l’ex-Première ministre Theresa May avait échoué par trois fois à faire adopter son accord de divorce, avant de jeter l’éponge.

Pas d’unanimité pour la Macédoine du nord et Albanie

Hier soir, les 28 dirigeants européens ne sont pas parvenus à s’entendre sur l’ouverture de discussions avec Skopje et Tirana dans le cadre d’une adhésion à l’Union européenne. Une petite minorité de pays, la France en tête, s’y opposent. Selon elle, les deux états ne sont pas prêts et l’Union européenne, non plus. Le président Français estime qu’il faut une Union plus forte et plus efficace avant de s’élargir encore. Pour la France, il faut d’abord réformer la procédure d’adhésion avant d’envisager un nouvel élargissement: la rendre moins bureaucratique, réversible aussi, et la différencier d’un état à l’autre.

Une décision que le président de la Commission européenne qualifie de "lourde erreur historique". Jean-Claude Juncker estime que l’Union européenne ne remplit pas ses promesses envers ces deux états en attente depuis de nombreuses années.

"De nombreux autres acteurs" tentent de jouer un rôle dans cette région, a mis en garde le Premier ministre belge, Charles Michel, qui reprendra ce dossier dès décembre en tant que président du Conseil européen.

L’élargissement sera abordé à nouveau en sommet européen durant le mois de mai prochain, ainsi que les idées de réforme d’Emmanuel Macron, à présent relayées par l’Allemagne.

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