Sommet européen : trois postes décidés ce dimanche selon Emmanuel Macron, Angela Merkel plus réservée

Le Sommet européen est sur le point de commencer. Les dirigeants vont désigner quelles personnalités prendront les commandes de l’Union européenne. Selon Emmanuel Macron, trois fonctions devraient être établies ce dimanche.

"Il y a cinq postes qui seront à définir : le président ou présidente du Parlement européen, qui ne dépend pas de la compétence du Conseil ; le président ou la présidente du Conseil Européen, ce qui relève de notre compétence pleine et entière ; le poste de présidente ou président de la Commission, celui de Haut Représentant ou Haute Représentante, et le poste à la tête de la BCE. Dans ces cinq postes, quatre sont à l’initiative du Conseil. Les conditions pour moi sont claires : il faudra qu’il y ait deux hommes et deux femmes", a déclaré le président français lors de son arrivée. Cette parité à laquelle tient Emmanuel Macron ne profiterait toutefois pas à Charles Michel, pressenti selon certaines rumeurs pour occuper le poste de président du Conseil ou de la Commission.

Emmanuel Macron confirme en outre que trois noms seront arrêtés dès ce dimanche, "et pour la BCE sans doute un peu après", a-t-il précisé.

Angela Merkel prévoit des discussions longues et complexes

La chancelière allemande Angela Merkel s'attend à des discussions complexes dimanche soir lors du sommet extraordinaire sur les nominations aux postes clés de l'UE. "Cela prendra probablement un certain temps", a-t-elle lancé.

"Vu comment se présentent les choses, ce ne seront pas des discussions très faciles, c'est le moins que l'on puisse dire", a-t-elle estimé en arrivant au Conseil européen. Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE tenteront, dès 19h00, de s'entendre pour désigner les prochains présidents de la Commission, du Conseil et de la Banque Centrale européenne (BCE), mais aussi le futur haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères.

La chancelière a en outre réitéré sa volonté d'éviter un conflit institutionnel entre le Conseil et le Parlement quant à la désignation du président de la Commission. Ce dernier devra en effet bénéficier de l'assentiment de 21 des 28 membres du Conseil européen, mais aussi obtenir par la suite une majorité absolue au Parlement européen.

Jusqu'à présent, aucun candidat susceptible d'obtenir ces deux majorités n'a émergé. La dirigeante allemande s'est gardée de mentionner les noms de successeurs potentiels au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, se bornant à constater que les deux principales familles politiques européennes, le PPE, auquel elle appartient, et le S&D soutenaient toujours le système des spitzenkandidaten. Créé en 2014, celui-ci prévoit que les principales familles politiques de l'UE choisissent un candidat pour prendre la tête de la Commission.

Le Parlement européen a jusqu'à présent systématiquement refusé de soutenir une personnalité qui ne serait pas issue de ce processus. Avec le retrait évoqué dimanche du candidat du PPE, l'Allemand Manfred Weber, le socialiste néerlandais Frans Timmermans voit augmenter ses chances d'obtenir le poste.

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