Hautes fonctions européennes: la ministre allemande de la Défense de plus en plus citée, Michel reste en bonne place

La salle du conseil européen
La salle du conseil européen - © JOHN THYS - AFP

Un nouveau paquet de noms pour les plus hautes fonctions de l'Union européenne circulait mardi dans les séries de consultations précédant la reprise du sommet européen de Bruxelles - qui a eu lieu aux environs de 16h20-, avec à la présidence de la Commission, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen. 

Ursula  von der Leyen est membre de la CDU de la chancelière allemande Angela Merkel, et donc du PPE. Son nom est désormais cité parmi d'autres, ont confirmé deux diplomates à l'agence allemande DPA.

Emmanuel Macron aurait proposé cette piste dès lundi soir à Angela Merkel, ajoutait l'AFP. Selon le quotidien allemand Die Welt paru mardi, le président du Conseil, Donald Tusk, aurait également proposé le nom de cette ministre de droite.

La Française Christine Lagarde, quant à elle, prendrait la présidence de la Banque centrale européenne, autre poste à pourvoir.

Les chrétiens-démocrates récupéreraient ainsi la tête de l'exécutif européen qu'ils revendiquent en raison de leur place de première formation européenne, mais qu'un accord négocié ce week-end par quatre pays (France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne) en marge du G20 d'Osaka attribue aux sociaux-démocrates, et donc plutôt au Néerlandais Frans Timmermans.

Charles Michel, président du Conseil européen?

Dans ce nouveau paquet, qui vient en rejoindre d'autres préexistants, le nom du Premier ministre belge Charles Michel apparaît à nouveau pour la présidence du Conseil européen, pour le camp libéral-centriste de Renew Europe.

Le candidat du PPE, l'Allemand Manfred Weber, hériterait de la présidence du Parlement européen - ou du moins d'un mandat de 2,5 ans -, tandis que les sociaux-démocrates devraient se contenter du poste de chef de la diplomatie européenne, qui irait au Slovaque Maros Sefcovic ou à l'Espagnol Josep Borrel.

La faiblesse relative de ce dernier poste laissait dubitatif sur la volonté des sociaux-démocrates, deuxième force politique européenne, à accepter un tel "deal", alors que le ticket Timmermans à la Commission, Weber au Parlement, a été avancé par le S&D comme base de négociation.

Afin d'obtenir un meilleur équilibre, les sociaux-démocrates pourraient réclamer la présidence du Parlement, au détriment de M. Weber. Les noms des eurodéputés Sergueï Stanichev et Tanja Fajon sont évoqués pour ce poste.

Ursula von der Leyen, pressentie à la Commission, est née à Ixelles en 1958. Elle serait acceptable pour les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie) qui, avec l'Italie et d'autres chefs de gouvernement PPE, ont bloqué ces deux derniers jours le choix de Frans Timmermans.

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