Sommet européen: réforme de l'eurozone et Egypte

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Les dirigeants européens réunis à Bruxelles ce vendredi. Ils sont censés discuter énergie et innovation mais sans surprise, l'agenda sera un peu bousculé. Les 27 évoqueront la réforme de la zone euro et bien sûr la situation en Egypte.

Concernant l'Egypte, les 27 continuent à réclamer une transition rapide, la formation d'un gouvernement élargi et la mise en place de réformes démocratiques. Jeudi de nombreux eurodéputés ont réclamé que les chefs d'état et de gouvernement aillent au-delà de ces déclarations.
Autre sujet à l'ordre du jour, la réforme de la zone euro avec quelques crispations en perspectives.
Il s'agit non seulement de définir les contours d'un fonds permanent d'aide aux pays en difficulté, les moyens de ce fonds et la manière dont il pourra agir. Pas de grande décision en vue ce vendredi, c'est plutôt la suite des négociations entamées au printemps dernier. Mais lors de cette discussion, l'Allemagne viendra avec ses propres idées. Pour Angela Merkel, la solidarité qu'on demande notamment à l'Allemagne doit avoir une contrepartie en terme de discipline. Des projets de directive sont en discussion entre les 27 et les eurodéputés. Mais Berlin veut un pacte de compétitivité. Il faut que les membres de la zone euro rament dans la même direction. Sur le principe tout le monde est d'accord mais pour Angela Merkel la coordination va très loin. Ainsi la Chancelière veut discuter d'un report de l'âge de la retraite partout, de la suppression de l'indexation automatique des salaires, de l'inscription dans les constitutions nationales d'un plafond de déficit à ne pas dépasser et d'un seuil minimal commun d'impôt sur les sociétés. Et cela doit se discuter entre chefs d'état et de gouvernement de la zone euro, sans passer par l'habituelle procédure législative européenne. De quoi en crisper plus dans l'Union, entre ceux qui ne veulent pas de ses propositions et ceux qui dénoncent la méthode un peu unilatérale. Mais comme le dit un diplomate européen, un affrontement trop violent dans la zone euro réveillerait la méfiance des marchés, ce n'est pas le moment.
Ce vendredi, ce sera donc une première discussion, juste un premier tour de table.

Anne Blanpain

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