G20 à Hambourg: deux heures et demie de discussions entre Donald Trump et Vladimir Poutine

G20 à Hambourg: début du premier entretien entre Trump et Poutine en marge du sommet
2 images
G20 à Hambourg: début du premier entretien entre Trump et Poutine en marge du sommet - © SAUL LOEB - AFP

Le premier tête-à-tête entre Donald Trump et Vladimir Poutine s'est achevé vendredi à Hambourg, en marge du sommet du G20, après deux heures et demie de discussions, a annoncé le département d'Etat américain.

Les présidents américain et russe, qui avaient échangé une poignée de main et des sourires à l'ouverture du sommet en fin de matinée, ont entamé leur entretien vers 16h00 et rivalisé d'amabilités lors d'une courte pause devant la presse, avant de poursuivre leurs discussions.

Avant la rencontre, Donald Trump avait dit qu'il souhaitait trouver des moyens de travailler avec son homologue russe, un objectif rendu difficile par les camps adverses soutenus par les deux pays dans les conflits ukrainien et syrien, et les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Tusk dénonce l'hypocrisie de certains pays du G20 sur la crise migratoire

Un peu plus tôt dans la journée, le président du Conseil européen Donald Tusk a dénoncé vendredi l'hypocrisie et le cynisme de certains pays du G20 dans la lutte contre le trafic de migrants, sans pour autant les nommer.

"Nous avons besoin de plus d'efforts au niveau international pour briser le modèle économique du trafic de migrants", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse pendant le sommet du G20 de Hambourg, évoquant notamment la route migratoire passant par la Libye qui met sous pression l'Italie et l'ensemble de l'Europe. "C'est pourquoi je vais proposer à tous les leaders du G20 d'oeuvrer pour des sanctions ciblées des Nations-unies contre les passeurs", a-t-il ajouté, mentionnant des saisies d'actifs et des interdictions de circuler.

"C'est le minimum que nous puissions faire au niveau mondial, mais malheureusement, je dois dire qu'aujourd'hui nous n'emportons pas l'adhésion, même pour ce minimum. Si nous n'y parvenons pas, ce sera la triste preuve de l'hypocrisie de certains membres du G20", a-t-il asséné, sans citer les pays qu'il cible. Son entourage n'a pas non plus souhaité mentionner les pays ciblés. "Nous devons essayer de convaincre nos partenaires d'être plus actifs, plus positifs, moins cyniques et plus déterminés à l'heure de coopérer dans notre combat commun contre les passeurs et tous les trafics en Libye", a-t-il déclaré.

Les participants au G20 se rencontrent (images des organisateurs):

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK