Skripal était surveillé depuis au moins 5 ans par les services russes, selon Londres

Des enquêteurs britanniques devant la maison de Sergueï Skripal à Salisbury, en Angleterre, le 26 mars 2018
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Des enquêteurs britanniques devant la maison de Sergueï Skripal à Salisbury, en Angleterre, le 26 mars 2018 - © Geoff CADDICK

Le conseiller national à la sécurité britannique Mark Sedwill a affirmé vendredi que l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, empoisonnés avec un agent innervant, étaient tous deux surveillés depuis au moins cinq ans par le renseignement militaire russe.

"Selon nos informations, l'intérêt des services de renseignement russes pour les Skripal remonte au moins à 2013, lorsque des comptes mails appartenant à Ioulia Skripal ont été visés par les cyber-spécialistes par le service de renseignement militaire russe", souligne Mark Sedwill dans une lettre adressée au secrétaire général de l'OTAN. "Au cours des années 2000, la Russie a lancé un programme visant à tester les moyens de transport d'agents de guerre chimiques et à former le personnel des unités spéciales à l'utilisation de ces armes", poursuit-il.

La Russie toujours en ligne de mire

"Ce programme comprenait par la suite l'étude des moyens d'administrer des agents innervants, y compris par application sur les poignées de porte. Au cours de la dernière décennie, la Russie a produit et stocké de petites quantités de Novitchok dans le cadre du même programme", assure Mark Sedwill, en référence au nom de la substance utilisée, selon Londres, pour l'empoisonnement.

Aussi, le laboratoire militaire britannique a déterminé que les "plus fortes concentrations" d'agent innervant avaient été "découvertes sur la poignée de la porte" d'entrée du domicile des Skripal.

"Nous continuons donc à juger que seule la Russie dispose des moyens techniques, de l'expérience opérationnelle et du mobile de l'attaque contre les Skripal", conclut le responsable britannique. "Il n'y a pas d'autre explication plausible".

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