Silvio Berlusconi quitte l’hôpital après avoir eu « très peur » et se dit prêt pour la campagne

L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi quitte l'hôpital San Raffaele de Milan, le 6 mai 2019
L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi quitte l'hôpital San Raffaele de Milan, le 6 mai 2019 - © Miguel MEDINA

Silvio Berlusconi, l’ancien chef du gouvernement italien, a quitté lundi l’hôpital milanais où il a subi une opération pour une occlusion intestinale, en se disant prêt à poursuivre sa campagne pour les élections européennes du 26 mai.

« Je vais bien, j’ai eu très peur », a déclaré souriant le milliardaire de 82 ans aux journalistes en quittant l’hôpital San Raffaele de Milan, où il avait été admis et opéré le 30 avril.

« Beaucoup de choses se sont passées récemment qui m’ont fait penser que j’avais atteint la ligne d’arrivée, mais en fait je me suis incroyablement bien rétabli », a-t-il ajouté en annonçant qu’il continuerait à mener la campagne de son parti Forza Italia (FI, droite).

À nouveau tête de liste après plusieurs années d’inéligibilité à la suite d’une condamnation pour fraude fiscale, l’éternel revenant de la politique italienne a précisé qu’il se limiterait à des interventions dans les médias, en s’abstenant de participer à des réunions publiques.

L’exercice est délicat face aux deux poids lourds du gouvernement populiste, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) : M. Berlusconi se présente en rempart contre « l’amateurisme » du M5S tout en cherchant à préserver ses liens historiques avec la Ligue.

Le 30 avril, l’homme d’affaires avait été hospitalisé en urgence dans la matinée pour des douleurs abdominales aiguës évoquant initialement une crise de colique néphrétique.

Un scanner a finalement mis en évidence une occlusion de l’intestin grêle, et l’intervention a révélé qu’elle était liée à une ablation de la vésicule biliaire réalisée il y a 40 ans, selon des sources proches de FI.

Il y a trois ans, Silvio Berlusconi avait subi une importante opération à cœur ouvert dans le même hôpital San Raffaele.

Le magnat des médias, qui avait dû abandonner son poste de chef du gouvernement en 2011 puis son siège de sénateur en 2013, dirige toujours Forza Italia et sa holding familiale Fininvest qui contrôle Mediaset, le plus grand groupe de médias privés italien.

Grand habitué des tribunaux, M. Berlusconi est encore poursuivi dans plusieurs affaires, au premier rang desquelles des accusations de subornation de témoin dans le cadre du scandale « Rubygate » et de ses fameuses soirées « bunga-bunga ».

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