Silvio Berlusconi perd son immunité, se fâche et reste

Silvio Berlusconi est affaibli mais il a répliqué: pas question de démissionner!

Il a réagi au quart de tour, en attaquant les juges selon son thème favori: ce sont des juges de gauche. Et il est allé plus loin en attaquant le chef de l'Etat, en déclarant "on sait de quel côté il est". Giorgio Napolitano est effectivement un ancien résistant, un ancien communiste, ancien député et sénateur à vie, et président élu depuis 2006.

Le président a répondu par communiqué dans la soirée: je suis du côté de la Constitution.

Et c'est précisément au nom de la Constitution que les 15 juges, après 8 heures de débats parfois tendus, ont finalement décidé, à la majorité simple de rejeter la loi votée l'an dernier, la loi Alfano, une loi sur mesure pour éviter que Silvio Berlusconi ait à se retrouver devant les tribunaux pour au moins deux  procès.

Pour les juges, cette loi n'est pas constitutionnelle parce qu'elle rompt avec le principe de l'égalité des citoyens devant la loi et qu'elle aurait du être précédée par une révision constitutionnelle.

C'est la deuxième fois que la Cour invalide une loi sur mesure de ce type. Elle l'avait déjà fait en 2004.

Dans l'immédiat, Silvio Berlusconi  invoque sa popularité dans son combat contre les magistrats. Mais la question est posée: tous ses alliés, de Gianfranco Fini  à Umberto Bossi de la Ligue du Nord, sont-ils prêts à un soutien inconditionnel? Ce n'est pas du tout certain.

 

(M.S. avec Françoise Nice)

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