Silvio Berlusconi, d'homme d'affaires à politicien aux scandales sexuels

Silvio Berlusconi, d'homme d'affaires à homme politique aux scandales sexuels
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Silvio Berlusconi, d'homme d'affaires à homme politique aux scandales sexuels - © RTBF - D. Dumortier

Silvio Berlusconi, il Cavaliere, a annoncé son grand retour dans l’arène politique italienne à l’âge de 81 ans. L’ancien président du Conseil italien, actuellement inéligible, dirigera une coalition de droite en tête dans les sondages lors des élections législatives du 4 mars prochain. Sept ans après l’annonce de sa démission et une période de discrétion médiatique, Silvio Berlusconi revient et compte s’imposer et reprendre le pouvoir en Italie.

Silvio Berlusconi repart en campagne électorale à 81 ans

Un riche homme d’affaires

Avant d’entamer sa carrière d’homme politique, Silvio Berlusconi est avant tout un homme d’affaires. Un riche entrepreneur qui a investi d’abord dans un holding financier, dans l’immobilier et puis dans un groupe de communication (Mediaset) qui détient plusieurs chaines de télévision italiennes privées. Ses investissements sont aussi allés dans le secteur cinématographique et sportif (dans le club de foot AC Milan). Ses groupes font de lui, l’un des Italiens les plus riches du pays avec une fortune personnelle estimée à 5,7 milliards d’euros.

Une carrière politique en dents de scie

En 1994, Silvio Berlusconi se lance en politique avec son mouvement de centre-droit nommé Forza Italia. Il remporte les élections et se voit nommé président du Conseil des ministres en mai 1994. Une victoire de courte durée car la Ligue du Nord, son allié gouvernemental, décide de sortir de la majorité. Berlusconi est forcé de quitter ses fonctions.

En 2001, il remporte avec sa coalition de centre-droit, les élections générales. Silvio Berlusconi reprend la tête du gouvernement italien. Il dirigera ensuite deux gouvernements successifs jusqu’en avril 2006, lorsqu’il perd de justesse les élections générales face à Romano Prodi. Mais sa soif de pouvoir ne pouvant être assouvie, Silvio Berlusconi retrouve la présidence du Conseil des ministres, une troisième fois, en 2008 après des élections anticipées. Un style particulier qui agace dans le ton et dans la forme.

Un style qui agace

En novembre 2011, en pleine crise économique nationale et européenne, il est contraint à la démission après l’adoption au parlement italien de mesures d’austérité extrêmement impopulaires. Insulté par de nombreux Italiens en colère, il Cavaliere quitte le gouvernement en laissant derrière lui un bilan critiqué et un pays au bord de le déroute économique.

Une démission sous les insultes et les huées

En 2013, Silvio Berlusconi est déchu de son mandat de sénateur, un poste qu’il occupait depuis près de vingt ans, à la suite d’une condamnation pour fraude fiscale. Depuis lors, il occupe les bancs de l’opposition dans une certaine discrétion.

Depuis plusieurs mois, Silvio Berlusconi revient petit à petit sur la scène médiatique et politique. Il ne cache pas ses ambitions pour les élections générales du 4 mars. Chef de file de la coalition de centre-droit (Forza Italia, Ligue du nord, Frères d’Italie et Quarto Polo), il progresse de semaine en semaine dans les sondages. Et face au populisme du Mouvement cinq étoile et un déclin de la gauche au pouvoir depuis 2013, la coalition menée par Silvio Berlusconi est donnée en tête des élections. Seul hic dans son plan, Silvio Berlusconi est toujours sous le coup de sa peine d’inéligibilité pour fraude fiscale.

Sa carrière politique en quelques dates-clés

Des scandales judiciaires et sexuels à répétitions

Tout au long de sa vie, Silvio Berlusconi a été au cœur de nombreux scandales à répétition. Fraude fiscale, corruption judiciaire, intimidations ou jeu d’influences, l’ancien président du Conseil italien s’est vu des dizaines de fois assigné en Justice.

C’est son goût pour le luxe et les femmes, parfois très jeunes, qui va choquer l’Italie. Dès 2009, la presse et les médias lui prêtent une relation adultère avec une jeune femme de 18 ans. Une relation présumée qui aboutira à la fin du couple Berlusconi.

Cette même année, la presse dévoile les clichés de soirées sulfureuses organisées par Silvio Berlusconi en Sardaigne. Des soirées où la presse découvre la présence d’escort girls rémunérées pour des relations sexuelles.

Mais ces scandales sexuels s’amplifieront davantage encore avec le "Rubygate", du nom de cette mineure marocaine qui a indiqué avoir pratiqué des jeux érotiques en compagnie de Silvio Berlusconi en 2010.

Le Rubygate fait vaciller il Cavaliere

Arrêtée pour vol, elle aurait ensuite été libérée sur un simple appel du Cavaliere, soucieux de venir en aide à celle qu’il prenait pour la nièce de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak. Soucieux de voir sa vie privée dévoilée au grand jour, Silvio Berlusconi a tenté de justifier ses pulsions par des propos homophobes qui ont provoqué la polémique et la colère des associations défendant les droits homosexuels.

Des propos homophobes pour justifier ses pulsions

En 2011, embourbé dans une crise économique nationale et européenne, Silvio Berlusconi vacille quand la Justice le confronte à des preuves compromettantes de ses relations sexuelles tarifées avec une mineure (Ruby).

Il niera ces accusations publiquement, sauf qu’en 2013 le tribunal de Milan le condamne à sept ans de prison et une inéligibilité à vie suite à ce procès. L’ancien président du Conseil est accusé d’abus de pouvoir et prostitution de mineure.

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