Septuagénaire blessée à Nice: "Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", dit Macron

Septuagénaire blessée à Nice: "Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", dit Macron
Septuagénaire blessée à Nice: "Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", dit Macron - © VALERY HACHE - AFP

Emmanuel Macron a souhaité "un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse" à la militante d'Attac grièvement blessée lors d'une manifestation interdite à Nice, dans un entretien avec Nice-Matin publié lundi, qui a suscité l'indignation de LFI et du PCF.

Cette manifestante septuagénaire a été grièvement blessée à la tête samedi. Avant même la plainte que sa famille compte déposer lundi contre les policiers et le préfet, une enquête a été ouverte sur ces faits.

Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse

"Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable", a déclaré le président de la République à propos de Geneviève Legay, 73 ans.

"Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse", a-t-il ajouté. "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", tout en soulignant que "cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre".

La France insoumise et le Parti communiste ont réagi aux propos du chef de l'Etat en critiquant un supposé "mépris".

"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

Comment ose-t-il ?

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet, tandis que le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'"avec Macron, nos retraité-es sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Dans cette même interview, Emmanuel Macron a assuré que la définition de périmètres d'interdiction, "nécessaire", avait "été mise en oeuvre avec professionnalisme et mesure à Nice".
 

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