Sénégal: les violences continuent à une semaine des élections

Les grandes confréries jouent un rôle essentiel. Mais les trois grenades lacrymogènes lancées par un policier dans une mosquée de Dakar compliquent la situation. La confrérie des Tidianes est choquée. 

Cela va être le chaos, comme le dit un jeune dans un reportage. Les jeunes chômeurs, les jeunes pauvres, n'ont rien à perdre. Ils se défoulent aussi.

Le mouvement du 23 juin, le M23, essaie d'organiser les manifestations. Ce mouvement est apparu l'an dernier contre la tentative d'Abdoulaye Wade de placer son fils comme successeur. Une succession monarchique dans une république, c'est inacceptable, comme est inacceptable le 3e mandat brigué par le président sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans.

Les manifestations insurrectionnelles ont éclaté la semaine dernière lorsque la Cour constitutionnelle a validé la candidature d'Abdoulaye Wade et exclu le chanteur populaire Youssou Ndour. 

Il reste une douzaine de candidats

Dix d'entre eux ont rejoint le M23 et tous demandent le départ d'Abdoulaye Wade. Mais, problème, aucun candidat de l'opposition ne fait vraiment le poids face au "vieux", d'autant que les Sénégalais pressentent que Wade pourrait ne pas aller jusqu'au bout de son nouveau mandat, vu son âge et sa santé.

Au Maghreb, les révolutions du printemps dernier ont généré un processus de transition et d'élection démocratique. Wade a moins de chance, il a choisi la plus mauvaise  stratégie : s'accrocher à tout prix. Le printemps sénégalais éclate en plein processus électoral. Il est le dos au mur.

Françoise Nice

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