Séisme à Lombok: deux Belges racontent

Estelle Loir et Thibaut Dominique sont deux Belges présents en Indonésie lors du séisme du 5 août 2018.
Estelle Loir et Thibaut Dominique sont deux Belges présents en Indonésie lors du séisme du 5 août 2018. - © Tous droits réservés

"On était au restaurant, on fêtait mon anniversaire, à un moment le sol a commencé à trembler fort ." Estelle et Thibaut ont été témoins du séisme qui a fait 142 morts et plusieurs centaines de blessés, en Indonésie, ce dimanche.

En vacances à Kuta Seletan, une presqu'île au Sud de Bali, ils racontent : "On a senti que ça tremblait de plus en plus fort. Une dizaine de personnes ont commencé à courir vers l’extérieur. On a fait pareil. On était stressé, on est allé dehors sur la route. On est resté là cinq ou dix minutes. C’était long. Le temps que l’on sorte, que l’on se rende compte, ça tremblait encore". 

On n’a jamais ressenti ça, c’était la première fois. Tout bougeait, ça faisait limite mal à la tête tellement ça bougeait fort. [...] On se sent un peu "malade", on a l’impression que le sol continue à trembler, on a une sorte de syndrome post traumatique.

Estelle et Thibaut décrivent une situation de panique : "même les locaux, les serveurs du restaurant et la manager couraient dehors". L'épicentre du tremblement de terre a été localisé dans la partie Nord de l'île voisine de Lombok, détruite à 80% selon le chef du district, Najmul Akhyar. Une centaine de kilomètres les en séparent. À Kuta Seletan, les dégâts sont limités : "Il n’y a pas eu grand-chose qui est tombé autour de nous. Les verres sont restés droits sur les tables alors que ça tremblait vraiment."

>>> À lire aussi : Séisme de Lombok : le jour d'après (vidéos)

Contrairement à l'île de Lombok, où plus de 120 secousses ont été enregistrées après le séisme, dont un d'une magnitude de 5,4, "il n'y a pas eu de répliques" à Kuta Seletan. Leur principale inquiétude : le risque de tsunami. 

Si un tsunami arrivait, on ne savait pas faire grand-chose. Fallait-il aller à un point en hauteur ? On était un peu pris au dépourvu. On n’avait vraiment pas de possibilité de sortir. Il n’y a qu'une seule grande route. On était un peu dans le flou, et c’était ça le plus angoissant. C’est surtout le risque de tsunami qui fait peur.

Les deux touristes apprennent la levée de l'alerte tsunami par "les médias belges et internationaux", "seuls moyens de s'informer". "On n’a pas eu beaucoup de nouvelles des autorités" témoignent Estelle et Thibaut. "Elles ne nous ont pas vraiment prévenues, les personnes de l’hôtel ne savaient pas quoi faire, on sentait qu’elles étaient un peu désemparées". 

Désormais leurs plans "ont complètement changé". Plus question de visiter Lombok, ni les petites îles Gili, situées juste en face, et où 900 touristes sont amassés sur les plages en attendant d'être rapatriés en bateau. 

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