#SaveGhouta: Muhammad Najem, 15 ans, montre sur les réseaux son quotidien sous les bombes dans la Ghouta

Sur son compte Twitter et sa chaine Youtube, Muhammad Najem, 15 ans, poste des moments de sa vie quotidienne. Mais à la différence d'autres adolescents de son âge, il se filme au milieu des décombres et des bâtiments détruits de la Ghouta orientale, cette région syrienne bombardée depuis plus de 10 jours. 

"Nous savons que vous êtes lassés des images de sang, mais nous continuerons à faire appel à vous. Bashar Al-assad, Poutine et Khaminei ont tué notre enfance. Sauvez-nous avant qu'il ne soit trop tard. Quel est ce monde où on peut envoyer des machines sur Mars, mais où l’on ne peut rien pour empêcher des gens d’être tués ?"

Derrière lui, de la fumée et une ville dévastée qui montrent le chaos sur place. Certaines images sont très dures, choquantes et violentes: des enfants ensanglantés, des corps déchirés, les cris, les pleurs. Son but est clair, c'est un appel à l'aide à la communauté internationale, qu'il relaye avec le hashtag #SaveGhouta.

"La maison de mon ami a totalement été détruite. Lui et sa famille sont morts sous les décombres de leur maison (...) Nous jouions ensemble hier et aujourd'hui il est parti et m'a laissé seul sans lui."

Dans d'autres publications, il poste des moments de vie: l'adolescent montre comment il se débrouille avec sa maman pour faire à manger sans électricité et sans eau.

"Nous sommes les fils de la Ghouta! Malgré les bombardements incessants, l’enfer de la mort, malgré le manque de nourriture et de médicaments… on garde le sourire."

Najem interroge aussi des jeunes garçons et des jeunes filles de son quartier, qui, comme lui, devraient être à l'école mais s'apprêtent à subir la prochaine rafale de bombes. 

Environ 400 000 civils sont coincés dans la Ghouta et tentent de survivre en attendant l'aide humanitaire d'urgence. Les bombardements -frappes aériennes et tirs d'artillerie- ont baissé d'intensité avec l'instauration mardi, sur demande de la Russie, d'une "pause humanitaire" quotidienne de cinq heures. Huit civils ont toutefois été tués mercredi et de nouvelles victimes ont été retrouvées sous des décombres, portant à 601 le nombre de civils morts en 11 jours.

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