Sans inspection des sites militaires iraniens, Paris s'opposera à un accord sur le nucléaire

Paris s'opposera à un accord sans inspection des sites militaires iraniens
Paris s'opposera à un accord sans inspection des sites militaires iraniens - © CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Un accord doit être conclu d'ici le 30 juin entre Téhéran et les grandes puissances. Mais il reste quelques pierres d'achoppement, comme les inspections des sites militaires iraniens. La France a exprimé aujourd'hui sa fermeté sur ce point. Elle n'acceptera pas d'accord sur le nucléaire iranien si Téhéran refuse la vérification de ses installations militaires, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, une semaine après que le guide suprême iranien eut exclu toute inspection de ces sites.

L'Iran et les grandes puissances ont conclu un accord intermédiaire en avril. Il doit être finalisé pour la fin juin. La question des inspections internationales des sites nucléaires iraniens est un des points les plus délicats des négociations. Elles doivent garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien. Mais la surveillance des sites militaires pose problème.

Pour la France, c'est une condition sine qua non. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l'a martelé à l'Assemblée nationale.

"Il n'y aura pas d'acceptation (de l'accord) de la France s'il n'est pas clair qu'une vérification pourra être faite auprès de toutes les installations iraniennes, y compris les sites militaires", a déclaré M. Fabius devant les députés, en souhaitant que toutes les grandes puissances engagées dans les négociations "adoptent la position française".

Paris craint que les Etats-Unis fassent trop de concessions pour arracher cet accord historique. Parallèlement, les négociateurs iraniens sont sous le feux des critiques des ultraconservateurs à Téhéran. Officiellement ils refusent le principe des inspections des sites militaires, mais acceptent le principe d'un "accès réglementé", une procédure prévue par le Traité de non prolifération nucléaire. 

L'ayatollah Khamenei a déclaré la semaine dernière que l'inspection de sites militaires par des experts étrangers étaient exclus d'un accord nucléaire.

Le groupe 5+ 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne) et l'Iran ont jusqu'au 30 juin pour trouver un accord définitif réglant la crise du nucléaire iranien, dans la foulée de l'accord-cadre trouvé le 2 avril.

Daniel Fontaine et Belga

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