Sandrine, expatriée aux Philippines : "On coupe l'airco et on reste confiné"

Sandrine Fievez lors d'une excursion au volcan Taal, aux Philippines.
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Sandrine Fievez lors d'une excursion au volcan Taal, aux Philippines. - © Tous droits réservés

Sandrine Fievez est expatriée aux Philippines depuis un an et demi. Elle habite à Bonifacio Global City, dans la grande banlieue de la capitale, Manille, à une soixantaine de kilomètres du volcan Taal. Un volcan que Sandrine connaît bien, puisqu’elle s’y est déjà rendue en excursion.

Depuis qu’il s’est réveillé, le spectacle est néanmoins tout autre que sur ses photos souvenirs. Depuis plusieurs heures, le volcan crache de la lave et une gigantesque colonne de cendres et de fumée. Des cendres qui se propagent jusqu’à Manille, comme l’explique la Namuroise.

"Il y a des cendres, comme du sable noir, partout dans les rues, jusque sur ma terrasse, sur les voitures, dans les jardins, dans les piscines. Il y a aussi une forte odeur d’acide sulfurique. Quand on sort, on le sent tout de suite".

Depuis hier, les mesures se sont multipliées pour protéger la population. 45.000 personnes ont été évacuées. A Manille et dans une large zone autour du volcan, la population porte la plupart du temps des masques ou a recours, à défaut, à des mouchoirs ou des essuies. Beaucoup sont également confinés chez eux.

"Mon entreprise a donné congé à tout le monde pour que les gens restent en sécurité ", explique Sandrine Fievez. "Aux Philippines, les gens font de très gros déplacements pour aller travailler et certains viennent de cette zone-là et ils expliquent que chez eux c’est la catastrophe. Certains se sont installés dans leur famille." Elle aussi reste confinée chez elle, même si elle vit à 60 kilomètres du volcan. "On coupe l’airco et on reste à l’intérieur. Normalement, on ne devrait être concernés que par les cendres. C’est vraiment spécial car on est impuissants, on attend, on est dans l’expectative et on ne sait pas ce qui va se passer et quand. C’est comme les typhons." Et Sandrine sait de quoi elle parle. En un an et demi, c’est la troisième fois qu’elle connaît une catastrophe climatique aux Philippines.

"C’est quand même un peu perturbant. En 2018, j’ai expérimenté un typhon. En 2019, un tremblement de terre et maintenant ça, c’est particulier. En Belgique, on ne se rend pas compte. Ici, on se sent vraiment impuissant, on regarde et on attend. Heureusement, je ne fais pas partie de ces pauvres gens qui sont obligés d’évacuer."

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