Saad Hariri: "Je n'ai pas fait ça pour moi, j'ai fait ça pour les Libanais"

Saad Hariri est rentré le 22 novembre au Liban.
Saad Hariri est rentré le 22 novembre au Liban. - © STR - AFP

18 jours après l'annonce surprise de sa démission depuis l'Arabie Saoudite, le premier ministre Saad Hariri est rentré au Liban mercredi. Symbole fort, ce retour s'est effectué le 22 novembre, jour de l'indépendance du Liban.

Saad Hariri a été accueilli par des milliers de ses partisans à Beyrouth. Sa décision avait plongé le pays dans l'incertitude et la crainte d'une nouvelle crise politique, mais après un entretien avec le Président de la république, Saad Hariri a mis sa démission en suspens.

Il restera Premier ministre le temps que des consultations soient menées et avec le préoccupation de garder le Liban en dehors des conflits régionaux. Au micro de Nicolas Feldmann, correspondant pour la RTBF, il déclare : "J'ai fait un choc positif dans le pays, je crois qu'on doit l'utiliser dans l’intérêt du Liban. Savoir que le Liban est neutre dans une zone pleine de conflits, c'est son grand atout. Je veux être un Premier ministre de tous les libanais, poursuit-il, pas d'une seule partie." 

Dans l'intérêt du Liban

Saad Hariri a tenu également à insister sur le fait qu'il n'avait pas démissionné dans son propre intérêt, mais dans celui de tout son peuple. Il réclame également une politique de distanciation, une allusion claire aux interventions du mouvement Hezbollah, membre de son gouvernement, dans des guerres régionales, notamment la Syrie. "On ne veut pas faire part d'un conflit régional, on veut être neutre. Tous les partis doivent l'être. Le Président m'a demandé un peu de temps, je vais lui donner. J'espère qu'on pourra arriver quelque part et que ce sera dans l'intérêt du Liban" a-t-il conclu.  

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