Russie: Vladimir Poutine revient au Kremlin sur fond de contestation

Le retour de Vladimir Poutine au Kremlin sur fond de contestation
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Le retour de Vladimir Poutine au Kremlin sur fond de contestation - © Alexandra Krasnova (Itartass)

L'homme fort de Russie, Vladimir Poutine, revient au Kremlin lundi pour un troisième mandat présidentiel mais est confronté à un mouvement de contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.

Elu le 4 mars avec près de 64% des voix à l'issue d'un scrutin entaché de fraudes selon l'opposition, Vladimir Poutine prêtera serment dans la fastueuse salle Saint-Georges du Kremlin, qu'il avait quittée en 2008 pour devenir Premier ministre, faute de pouvoir effectuer plus de deux mandats consécutifs de président, selon la Constitution.

L'ex-agent du KGB avait alors laissé le poste de chef de l'Etat à un subordonné, Dmitri Medvedev, appelé dans les prochains jours à remplacer Vladimir Poutine comme chef de gouvernement, le "tandem" semblant ainsi s'installer durablement au pouvoir.

Après l'investiture, la chambre basse du Parlement (Douma) doit d'ailleurs amorcer la procédure de désignation du nouveau Premier ministre.

Le retour de Vladimir Poutine au Kremlin sera célébré en grande pompe avec plus de 2.000 invités russes et étrangers, notamment l'ex-président du Conseil italien Silvio Berlusconi et l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, avec lesquels l'homme fort de Russie a gardé des relations amicales. Elle sera notamment marquée par 30 tirs de canon. Le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe, Kirill doit aussi prononcer une prière.

Vladimir Poutine doit prêter serment sur la Constitution vers 08h00 GMT.

Alors que les huit premières années de présidence Poutine (2000-2008) ont été marquées par une reprise en main du pays et une certaine stabilité, après les années libérales mais chaotiques du mandat de Boris Eltsine, ce troisième mandat, passé à six ans, s'annonce plus difficile dans une société où la soif de changements n'a jamais été aussi grande depuis la chute de l'URSS en 1991.

M. Poutine s'est retrouvé confronté fin 2011 à une vague de contestation inédite de la population, qui est massivement descendue dans la rue pour dénoncer le trucage des élections législatives, puis présidentielle, et la corruption qui gangrène le pays.

La dernière manifestation, qui a eu lieu dimanche à la veille de son investiture, a été marquée par des violences à Moscou, la police frappant les manifestants avec des matraques et procédant à de nombreuses interpellations.

AFP

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