Russie: le parti de l'opposant Navalny n'est plus autorisé

Russie: le parti de l'opposant Navalny n'est plus autorisé
Russie: le parti de l'opposant Navalny n'est plus autorisé - © PHILIPP KIREEV - BELGAIMAGE

Le Parti du Progrès, dirigé par l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a été retiré de la liste des partis autorisés en Russie, a annoncé mardi le ministère russe de la Justice, dix jours après la formation d'une alliance électorale regroupant plusieurs partis de l'opposition.

Ce ministère a indiqué avoir "pris la décision d'exclure le Parti du Progrès et ses filiales du Registre des partis politiques autorisés par le gouvernement". Il accuse le Parti du Progrès de ne pas avoir respecté la loi russe.

D'après celle-ci, le parti, fondé en février 2014, avait l'obligation d'enregistrer sous six mois auprès des autorités ses antennes, obligatoirement établies dans au moins la moitié des 85 sujets de la Fédération de Russie.

Or, seules 16 de ses antennes ont été enregistrées à temps, affirme le ministère, qui souligne qu'il s'agit là d'un chiffre bien inférieur à celui fixé par la loi. 25 l'ont été avec retard, a-t-il ajouté.

"Voilà les nouvelles: le ministère de la Justice vient tout juste de liquider le Parti du Progrès", a réagi sur son compte Twitter Alexeï Navalny, un avocat et blogueur influent devenu chef de file de l'opposition au président Vladimir Poutine.

Cette décision intervient dix jours après l'annonce de la naissance d'un nouveau mouvement de l'opposition, la Coalition démocratique, qui regroupe le Parti du Progrès et le RPR-Parnas, codirigé jusqu'à sa mort par l'opposant Boris Nemtsov, abattu le 27 février devant le Kremlin.

Vite rejointe par six autres groupes et partis d'opposition, dont le mouvement Open Russia de l'ex-oligarque et dissident russe Mikhaïl Khodorkovski, cette coalition a annoncé vouloir se présenter en septembre aux élections locales à Novossibirsk (Sibérie), Kalouga (sud de Moscou) et Kostroma (nord de Moscou).

Sur son blog, Alexeï Navalny avait alors dit être conscient des obstacles que pourrait dresser le Kremlin. "Contre notre stratégie, ils préparent la leur, qui se fonde sur la peur, la division, la corruption. Nous nous y attendons vraiment", avait-il écrit.
Belga

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