Russie: Il y a 100 ans disparaissait le dernier tsar Nicolas II

De nouveaux tests ADN effectués sur les restes du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et des membres de sa famille, assassinés il y a cent ans par les bolchéviques, ont confirmé leur authenticité, ont annoncé lundi les enquêteurs russes.

Les résultats de ces nouveaux tests pourraient pousser la puissante Eglise orthodoxe à reconnaître ces restes comme étant authentiques et à autoriser leur inhumation religieuse. 

Plusieurs analyses avaient déjà été réalisées par le passé par les autorités russes, mais leurs résultats n'ont jamais été reconnus par le clergé orthodoxe, dominé par les conservateurs.

Ces nouveaux tests génétiques, qui avaient été exigés par l'Eglise, "ont confirmé que les restes étaient ceux de l'ancien empereur Nicolas II, de sa famille et de membres de son entourage", a annoncé le Comité d'enquête, chargé des principales affaires criminelles en Russie.

Ils ont rendu nécessaire pour la première fois l'exhumation des restes du précédent tsar, Alexandre III, et prouvé que Nicolas II et lui étaient "père et fils", selon les enquêteurs.

Le porte-parole de l'Eglise, Vladimir Legoïda, a souligné dans un communiqué que le clergé examinerait "avec attention" ces résultats et a salué l'"atmosphère de transparence" dans laquelle l'enquête a été menée par les autorités russes. Celle-ci avait été rouverte en 2015 et est toujours en cours.

Nicolas II, son épouse Alexandra Fedorovna, leurs quatre filles et leur fils ont été fusillés par les bolchéviques dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, dans l'Oural. Ils ont été canonisés par l'Eglise orthodoxe en 2000.

Découverts en 1979, les ossements de Nicolas II, de sa femme et de trois de leurs enfants ont été inhumés à la forteresse Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg en 1998 à l'issue d'une cérémonie qui avait été snobée par le pouvoir.

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