Russie, Allemagne, Birmanie, Yémen… les dernières annonces américaines en matière de politique étrangère

Quelle place les Etats-Unis de Joe Biden occuperont-ils sur l’échiquier international ? Le président américain doit prononcer son premier discours de politique étrangère jeudi après-midi depuis le département d’Etat.

En attendant, l’entourage du président américain a fait quelques annonces en matière de politique étrangère ces dernières heures. Tour d’horizon.

Birmanie

Les Etats-Unis envisagent des "sanctions ciblées" contre l’armée birmane après le coup d’Etat contre le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, a indiqué jeudi la Maison Blanche.

"Nous étudions des sanctions ciblées à la fois contre des individus et contre des entités contrôlées par l’armée", a déclaré, lors d’un point de presse, Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden.

Russie

Les Etats-Unis vont prendre des "décisions" pour que la Russie "rende des comptes" pour ses activités "déstabilisatrices", a déclaré jeudi le conseiller de Joe Biden pour la sécurité nationale.

"Nous pensons que faire payer à la Russie les conséquences" de ses actes "aura un effet sur le comportement de la Russie à l’avenir", a affirmé Jake Sullivan, tout en reconnaissant que cela n’empêcherait pas le président russe Vladimir Poutine de "faire tout ce que nous n’aimons pas".

Allemagne

Le président américain Joe Biden va annoncer le "gel" du retrait partiel des troupes américaines d’Allemagne engagé par son prédécesseur Donald Trump, a indiqué Jake Sullivan.

Donald Trump avait annoncé en juin vouloir diminuer grandement le nombre de soldats américains stationnés en Allemagne, souhaitant les faire passer d’un maximum de 52.000 à 25.000.

Yémen

Le président des Etats-Unis Joe Biden va annoncer jeudi la fin du soutien américain aux opérations dans la guerre au Yémen et le gel du retrait des troupes américaines en Allemagne, marquant ainsi un double tournant stratégique par rapport à Donald Trump.

"Aujourd'hui, il va annoncer la fin du soutien américain aux opérations offensives au Yémen", "celles qui font perdurer la guerre civile" et "ont provoqué une crise humanitaire", a déclaré Jake Sullivan.

Cela concerne notamment "les ventes de munitions de précision" controversées à l'Arabie saoudite, qui dirige une coalition militaire accusée de nombreuses bavures envers les civils dans son intervention auprès du gouvernement yéménite contre les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran. Jake Sullivan a précisé que Washington avait prévenu Ryad ainsi que les Emirats arabes unis, également impliqués dans cette coalition.

En revanche, l'armée américaine continuera ses opérations ciblées contre Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, a ajouté le conseiller.

Ryad a réaffirmé jeudi son soutien à "une solution politique globale" au Yémen, a indiqué dans la nuit l'agence d'Etat, après que le président américain Joe Biden a annnoncé la fin du "soutien" et des "ventes d'armes" à la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite dans ce pays.

"Le royaume a affirmé sa position de soutien à une solution politique globale de la crise yéménite, et se félicite que les Etats-Unis soulignent l'importance des efforts diplomatiques" pour la résoudre, a indiqué Saudi Press Agency, sans mentionner la fin du soutien américain à la coalition conduite par l'Arabie saoudite qui est à l'offensive au Yémen.
 

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