Royaume-Uni : quatre néonazis, dont une candidate à "Miss Hitler", emprisonnés

Alice Cutter, candidate à Miss Hitler.
Alice Cutter, candidate à Miss Hitler. - © D. R.

La justice britannique a condamné mardi quatre néonazis, dont une ex-candidate à un concours de beauté baptisé "Miss Hitler", à des peines allant jusqu'à cinq ans et demi de prison pour leur appartenance à un groupe d'extrême droite interdit au Royaume-Uni. Ils avaient tous les quatre été reconnus coupables en mars, par la cour de Birmingham (centre), d'appartenance au mouvement "National Action", interdit en 2016 en vertu de la législation antiterroriste britannique.

Qualifié alors de "raciste, antisémite et homophobe" par le gouvernement, ce groupement avait notamment salué le meurtre par un sympathisant néonazi de la députée travailliste Jo Cox cette année-là, peu avant le référendum sur le Brexit de juin 2016.

Salut nazi à Buchenwald

Le juge Paul Farrer a infligé une peine de cinq ans et demi de prison à Mark Jones, un ingénieur ferroviaire de 25 ans, pour avoir joué "un rôle important dans la poursuite du mouvement", dont il était l'un des responsables à Londres, après son interdiction Il a reconnu notamment avoir fait le salut nazi et arboré un drapeau de "National Action" sur une photo prise en 2016 à Buchenwald, un camp de concentration nazi où ont péri des dizaines de milliers de personnes.

Son ex-compagne Alice Cutter, 23 ans, qui avait concouru en tant que "Miss Buchenwald" pour le titre de "Miss Hitler", a écopé de trois ans de prison pour avoir été "la confidente" d'un des dirigeants du groupe.

Gazer des synagogues

Les jurés ont pu voir des messages de cette serveuse, qui a aussi participé à des rassemblements du mouvement, dans lesquels elle suggérait de gazer des synagogues, d'utiliser la tête d'un Juif comme ballon de football ou encore dans lesquels elle appelait Jo Cox à "pourrir en enfer" après sa mort.

Deux autres prévenus, Garry Jack (24 ans), décrit comme un membre actif de "National Action", et Connor Scothern (19 ans), qui avait distribué 1.500 autocollants appelant à une "solution finale", ont été condamnés à respectivement quatre ans et demi et 18 mois de prison.

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