Roms: la France veut démanteler la moitié des 300 camps illégaux

Au début du conflit à Dour, les Tziganes se sont dit victimes d'une mauvaise réputation. Il faut dire qu'une récente actualité, de sérieux incidents en France, a terni l'image des gens du voyage. De là à stigmatiser toute une communauté, il y a un pas. C'est d'ailleurs ce qui est reproché au président français, Nicolas Sarkozy, qui a convoqué, ce mercredi, une importante réunion pour examiner les problèmes de comportement des Roms et des Tziganes.

Avec les différents ministres concernés, le président français entendait, non seulement, faire le point de la situation sur tout le territoire, mais il avait aussi évoqué une décision à propos des camps illégaux.

Ce mercredi après-midi, le gouvernement français a tranché. La moitié des 300 camps illégaux sera démantelée dans les trois mois. Une  meilleure collaboration avec la police roumaine est aussi envisagée.

Autant de mesures qu'il faut considérer comme une réponse aux violences perpétrées la semaine dernière dans le village de Saint-Aignan. Une cinquantaine de Roms, armés de haches et de barres de fer, y ont littéralement semé la terreur pendant près de trois heures. Ils voulaient exprimer leur colère après la mort de l'un des leurs, abattu par un gendarme lors d'un contrôle routier.

Selon le parquet, ce jeune homme avait forcé un autre barrage quelques minutes plus tôt, emportant un gendarme sur son capot pendant près de 500 mètres.

Aujourd'hui, les associations des gens du voyage déplorent la stigmatisation de leur communauté, et souhaitent à leur tour être entendus par le président Sarkozy.

 

Ph. Antoine

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