Rome: des jeunes d'extrême droite serrent les rangs avant le scrutin européen du 26 mai

Jordan Bardella, directeur de Génération nation
Jordan Bardella, directeur de Génération nation - © CHRISTOPHE SIMON - AFP

Les branches jeunesse de plusieurs partis d'extrême droite européens, dont du Vlaams Belang, se sont réunies ce vendredi à Rome pour resserrer leurs rangs autour de thématiques communes comme la lutte contre l'immigration, l'opposition à la Commission européenne ou la préférence nationale, à deux mois du scrutin européen de mai.

"Nous voulons renforcer la coopération européenne en matière de lutte contre l'immigration, il faut dans nos pays respectifs couper les pompes aspirantes parce que si beaucoup de gens viennent chez nous c'est parce qu'ils ont un intérêt à le faire", a expliqué à la presse Jordan Bardella, 23 ans, directeur de Génération nation (jeunes du Rassemblement National français, RN de Marine Le Pen).

"Il faut couper les soins gratuits qu'on offre aux clandestins", a ajouté celui qui est aussi la tête de liste du RN aux européennes.

Des militants de Génération nation, de l'Ukip (parti europhobe pro-Brexit du Royaume-Uni), du Fpö (Parti de la liberté d'Autriche), de l'Afd (Alternative pour l'Allemagne), du Vlaams Belang (un parti prônant l'indépendance de la Flandre) et des jeunes de la Ligue (Italie) sont rassemblés jusqu'à samedi dans un hôtel du centre de Rome.

Grande messe

"Nous voulons changer, améliorer l'Europe en tant que continent, et cela signifie que l'Union européenne a besoin de profondes réformes", a déclaré Damian Lohr, responsable des jeunes de l'Afd .

A la tribune, Adam Wood, représentant la branche jeune de l'Ukip, a dénoncé la "trahison" que constituait pour son mouvement la "non réalisation du Brexit". "Sincèrement, je ne suis pas surpris, j'ai toujours eu le sentiment que le Brexit aurait été trahi. Comment le peuple peut-il voter contre ce que veut l'élite politique?" a-t-il ironisé.

"A travers ce processus du Brexit, nous avons eu presque trois ans de tortures à cause d'un gouvernement, d'un parlement et surtout d'une Première ministre (Theresa May) opposés au Brexit", a-t-il ajouté.

L'incertitude demeurait vendredi sur une possible intervention de Matteo Salvini, le puissant ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite, au pouvoir), pour clore ce rendez-vous considéré comme un avant-goût de la grand messe que la Ligue a prévue le 8 avril à Milan pour ses alliés européens.

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