Réunis à Bruxelles, les leaders de l'opposition congolaise mettent en cause l'organisation de l'élection présidentielle

Cinq dirigeants congolais de l'opposition se sont donnés rendez-vous ce mercredi  à Bruxelles. 

Jean-Pierre Bemba (MLC, Mouvement de libération du Congo), Felix Tshisekedi (UDPS, Union pour la démocratie et le progrès social), Moise Katumbi et Vital Kamerhe (PLUS, parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), et Adolphe Muzito (PALU, Parti lumumbiste unifié)se sont réuni à l'hotel Marriott au centre ville de la capitale, avant de faire une annonce publique.

 

Les cinq dirigeants congolais remettent en cause, cette fois de façon commune, l'organisation des élections. Ils critiquent à nouveau les machines à voter, servant à choisir les candidats et à imprimer les bulletins de vote le jour de l'élection. 

Une autre critique porte sur les listes électorales. La commission électorale congolaise (Ceni) avait commencé à afficher des listes provisoires des électeurs. En mai, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait identifié plusieurs millions d'électeurs sans empreintes digitales sur le fichier électoral, qui recense quelque 40 millions d'électeurs au total. Depuis, la question est au cœur de la polémique entre l'opposition et la commission électorale.

Les cinq opposants ne se sont cependant pas décidés à se ranger derrière une candidature unique en vue de l'élection présidentielle du 23 décembre prochain. Deux d'entre eux, Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe, n'ont pas été disqualifiés par la Ceni. 

La publication des listes définitives des candidats président de la République et députés nationaux est prévue pour le 19 septembre par la commission électorale (CENI).

Mais le climat politique s'est à nouveau crispé après l'invalidation définitive de la candidature de l'opposant et ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba à la présidentielle par la Cour constitutionnelle.

L'opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, n'a pu déposer son dossier pour ce scrutin. Par deux fois, il a été empêché de revenir en RDC en venant de Zambie. 

Parmi les cinq leaders présents, 2 n'ont pas été invalidés par la CENI. Il est possible que les cinq annoncent une candidatuer unique pour les élections présidentielles du 23 décembre prochain. 

Le 8 août, après plusieurs mois de tensions politiques, le président Joseph Kabila a désigné son ancien ministre de l'Intérieur et secrétaire permanent du parti présidentiel (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat de la majorité à la présidentielle. La Constitution interdisait à Joseph Kabila de se représenter après deux mandats, dont le dernier s'est achevé fin 2016.

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