Remplacement des F-16: la ministre française Florence Parly défend un partenariat "sûr juridiquement"

Remplacement des F-16: la ministre française Florence Parly défend un partenariat "sûr juridiquement"
Remplacement des F-16: la ministre française Florence Parly défend un partenariat "sûr juridiquement" - © LUDOVIC MARIN - AFP

La ministre française des Armées, Florence Parly, est l'auteure d'une carte blanche publiée mardi dans Le Soir et De Tijd, sous forme de plaidoyer pour l'offre française de partenariat stratégique et économique autour du "Rafale" de Dassault, en vue du remplacement des F-16 de l'armée belge. Cette proposition est toujours entourée de questions sur le plan de la stabilité juridique puisqu'elle n'avait pas fait l'objet d'une offre formelle répondant à l'appel des autorités belges, contrairement aux offres officielles du F-35 (Lockheed Martin) et de l'Eurofighter.

La ministre française rejette cet argument, la Belgique ne s'étant, selon elle pas adressée directement aux entreprises mais ayant émis une demande de propositions portées par des Etats.

"Quand la Belgique a voulu renouveler sa flotte d'avions de combats, la France devait répondre", souligne la ministre française dans sa "carte blanche". La réponse française, entourée d'un "partenariat plus large", est une "offre simple", estime-t-elle, avant de détailler quelques implications concrètes d'un tel "partenariat": notamment une "coopération opérationnelle" accrue entre armées française et belge, avec la possibilité pour les "pilotes belges de s'entraîner dans l'espace aérien français et de partager nos infrastructures".

Florence Parly rejette l'argument d'une éventuelle incertitude juridique, car il ne s'agissait pas, de la part de la Belgique, d'un "appel d'offres classique" visant des entreprises, mais d'une demande de "propositions" portées par des Etats, souligne-t-elle. "Cette formule, prévue par le droit belge et européen, laisse à la Belgique toute latitude pour examiner les offres faites par les Etats dans le cadre du processus (...) tout en négociant en même temps avec la France sur des fondements plus larges". "Le gouvernement belge a d'ailleurs indiqué explicitement (...) que sa responsabilité juridique était exclue et qu'interroger les Etats ne signifiait en aucun cas s'engager à conclure un accord avec eux".

"Nos conseillers juridiques nous disent de poursuivre la procédure", indique mardi le cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput. "Il appartient au gouvernement de prendre une décision finale."

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