Réfugiés syriens: les Etats européens agissent en ordre dispersé

Chaque Etat applique sa propre politique au sujet des réfugiés syriens
Chaque Etat applique sa propre politique au sujet des réfugiés syriens - © JOHN MACDOUGALL - IMAGEGLOBE

Depuis le début de la révolte, plus de 2 millions de personnes ont quitté la Syrie, soit un habitant sur 10. Et s'il y avait une intervention militaire internationale, la situation pourrait encore s'aggraver. Ces Syriens trouvent refuge dans les pays voisins : Liban, Jordanie, Turquie; certains aussi en Irak et en Egypte. D’autres s'aventurent plus loin pour trouver la paix : en Europe. Mais, même s'il existe une législation européenne pour accueillir ces réfugiés, c'est loin d'être facile. En Belgique, Georges Dallemagne (cdH) propose d'en accueillir un millier en Belgique.

Pour le moment, chaque Etat membre qui voit arriver chez lui des Syriens lui accorde un droit de séjour, mais le statut et les conditions de cet accueil sont très différents d'un pays à l'autre.

Il existe pourtant au sein de l'Union une législation qui prévoit, en cas d'arrivée massive de réfugiés, un accueil coordonné avec une répartition de l'accueil entre Etats membres et des conditions d'accueil harmonisées, notamment la possibilité pour les réfugiés de travailler et de faire venir leur famille.

Les Etats sont toujours réticents à appliquer cette directive et la grande majorité des réfugiés syriens n'ont pas les moyens ou la force d'arriver en Europe via des passeurs et en prenant de grands risques.

Le Haut-commissariat des Nations-unies pour les réfugiés a appelé l'Union européenne à accueillir de manière plus coordonnée au moins 10 000 réfugiés en leur permettant d'arriver sans danger en Europe.

Mais chaque Etat travaille dans son coin : outre la Suède qui offre des permis de résidence permanente, l'Allemagne a promis d'accueillir 5000 réfugiés de manière temporaire jusqu'à la fin du conflit. La France en revanche explique que ses structures d'accueil sont saturées et ne traite que les demandes de Syriens arrivés jusque sur son territoire.

Enn Belgique, le député cdH Georges Dallemagne constate que les structures de Fedasil permettraient d’accueillir directement jusqu'à un millier de réfugiés syriens qui, selon ses calculs, auraient un coût de 10 euros par jour et par personne.

T.N. avec Anne Blanpain

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK