Réforme des retraites en France : la grève des transports continue

Réforme des retraites en France : la grève des transports continue
Réforme des retraites en France : la grève des transports continue - © NICOLAS TUCAT - AFP

Après une mobilisation massive jeudi, la grève se poursuit vendredi en France notamment dans les transports, alors que les syndicats opposés à la réforme des retraites, ragaillardis, doivent décider de la suite du mouvement social, avant d'éventuelles concessions de l'exécutif.

Tous les partenaires sociaux vont être reçus lundi par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, a annoncé Mme Buzyn en affirmant que la "colère des Français" a été "entendue".   

La veille, 806.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, et plus de 1,5 million de personnes – selon le syndicat CGT – ont défilé jeudi dans toute la France contre la réforme des retraites.

Les actions continuent donc ce vendredi, notamment la grève des transports en commun. A Paris, les métros ne rouleront pas normalement avant lundi. Les syndicats veulent d’ailleurs continuer leurs actions plus longtemps, aller au-delà des fêtes.

Mais Emmanuel Macron et son gouvernement ne semblent pas vouloir changer de ligne. L’Elysée a notamment déclaré que le Président est "calme et déterminé" face à la contestation de la réforme des retraites, dont "l’architecture générale" sera annoncée en milieu de semaine prochaine par le Premier ministre.

Macron ne prend pas un risque électoral, il prend un risque étatique

Pour Christophe Barbier, éditorialiste politique, le président de la République va vouloir aller jusqu’au bout malgré le contexte de grève. "Ils n’ont pas peur de l’impact électoral. Les électeurs de Macron veulent des réformes. Donc, s’il annule la réforme, il va perdre des électeurs. Les autres, les manifestants, ne voteront jamais Macron. Il n’a pas un risque électoral, il a un risque étatique. On a vu avec les Gilets jaunes que l’Etat français est fragile et peut être bousculé. On est un pays révolutionnaire. Donc, entre la contestation sociale et le chaos, il y a parfois une très faible distance. Macron prend donc un très grand risque comme chef d’Etat, mais pas comme candidat à la prochaine présidentielle et comme président sortant."

La circulation des transports en commun était très perturbée sur l’ensemble du territoire, avec des répercussions en Belgique aussi. Plusieurs TGV, Thalys et Eurostar vers Londres seront annulés ce vendredi et encore ce week-end.

La compagnie aérienne Air France a annoncé jeudi l’annulation de 30% de ses vols intérieurs et de près de 10% de ses vols moyen-courrier vendredi, EasyJet, Transavia et Ryanair supprimant également des vols, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites en France.

Difficile de dire exactement quel sera l’impact de cette deuxième journée de mobilisation.

Journal télévisé du 06/12/2019

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