Référendum en Turquie: Ankara rejette l'appel de l'UE à une enquête

Référendum en Turquie: Ankara rejette l'appel de l'UE à une enquête
Référendum en Turquie: Ankara rejette l'appel de l'UE à une enquête - © ADEM ALTAN - AFP

La Turquie a rejeté mardi l'appel de l'Union européenne à une enquête sur de présumées irrégularités au référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, l'enjoignant de respecter l'issue du scrutin.

Respecter "les processus démocratiques"

"Une telle déclaration spéculative de la part d'un porte-parole ne peut être acceptée", a déclaré au cours d'une conférence de presse le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik. Il a appelé l'UE à respecter "les processus démocratiques".

L'Union européenne avait plus tôt appelé la Turquie à "ouvrir une enquête transparente" à la suite d'un rapport d'une mission commune d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe estimant que le référendum de dimanche remporté de peu par M. Erdogan s'était déroulé dans des conditions inéquitables et ne répondait pas aux critères démocratiques.

"Nous appelons tous les acteurs à faire preuve de retenue et les autorités à ouvrir une enquête transparente sur les irrégularités présumées qui ont été constatées par les observateurs" internationaux, a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas.

L'opposition demande l'annulation du référendum

Le plus grand parti d'opposition turc, le CHP, a présenté mardi au Haut-Conseil électoral (YSK) une demande d'annulation du référendum, invoquant des "manipulations" pendant le vote. Le CHP et le principal parti prokurde, le HDP, mettent notamment en cause la décision de l'YSK de considérer comme valides les bulletins non marqués du sceau officiel des autorités électorales.

Sans vouloir qualifier cette décision de "fraude", Cezar Florin Preda, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui a déployé des observateurs en Turquie, a jugé lundi que cela avait "supprimé un important garde-fou" dans le scrutin.

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