Réchauffement climatique: le monde se réunit à Bonn pour préparer Paris

L'objectif est toujours le même: réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables sont au coeur des discussions. Etats-Unis, Chine et Brésil investissent beaucoup.

En Europe, le soufflé du renouvelable est retombé

En Europe, l'enthousiasme est retombé alors que l'Europe était l'avant-garde de la production d'énergies renouvelables au début des années 2000. En Belgique, par exemple,, l'éolien a connu certains revers, sans parler des bisbrouilles autour des subsides du photovoltaïque. Un cahier du Centre de Recherche et d'Information Socio-Politique se penche sur le sujet.

Les indispensables subsides

Fabienne Collard, auteure de ce cahier du CRISP sur les énergies renouvelables, précise notamment que les subsides au renouvelable sont une réalité dans tous les pays.

" On subsidie la mise en place d’éoliennes, de panneaux photovoltaïques, la recherche, etc. Mais, à terme, et c’est le pari qu’a fait l’Allemagne, on souhaiterait avoir des infrastructures qui soient en place et une énergie qui est le soleil, le vent ; qui ne coûtent plus rien.

Etre subsidié, c'est d'ailleurs le lot de toutes les énergies : " De tous temps, le fossile a aussi été subsidié. Le nucléaire l’est, d’une manière ou d’une autre, également. "

En Belgique, le charbon et le nucléaire ont d'ailleurs été financés à hauteur de presque 44 milliards d'euros ces soixante dernières années. Selon une projection, les subsides au renouvelable devraient atteindre la même somme d'ici 2050.

Et si le but est environnemental avant tout, les énergies renouvelables permettent aussi de créer des emplois. En 2012, la Belgique comptait près de 40 000 emplois dans le secteur. L'Allemagne, grand champion européen du renouvelable, près de 370 000 emplois.

Odile Leherte

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