Recep Tayyip Erdogan menace de "frapper" le régime syrien et s'en prend à Moscou

"Nous frapperons le régime partout" a déclaré le président turc à propos de la Syrie.
"Nous frapperons le régime partout" a déclaré le président turc à propos de la Syrie. - © ADEM ALTAN - AFP

La Turquie frappera le régime syrien "partout" en Syrie en cas de nouvelle attaque contre ses forces, a menacé mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, accusant en outre la Russie de prendre part au "massacre" de civils dans le nord-ouest du pays.

"Je déclare que nous frapperons le régime partout" en cas de nouvelle attaque contre les forces turques dans la province d'Idleb, a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara. "Le régime et les forces russes (...) qui les soutiennent attaquent sans arrêt les civils, commettent des massacres et versent le sang", a-t-il ajouté dans une rare sortie contre Moscou, allié clef du régime syrien mais qui parraine avec Ankara le processus d'Astana censé faire taire les armes en Syrie.

Quatorze soldats turcs ont été tués et 45 blessés depuis début février dans des attaques du régime dans la région d'Idleb, dernier bastion rebelle en Syrie où la Turquie dispose d'une douzaine de postes d'observation aux termes d'accords conclus avec la Russie. Les bombardements du régime syrien, appuyés par Moscou, se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région d'Idleb, permettant à Damas de reprendre plusieurs secteurs dans la province, au grand dam d'Ankara.

La Turquie a envoyé d'importants renforts dans le nord-ouest de la Syrie

"Les avions qui frappent les populations civiles à Idleb ne pourront désormais plus mener les actions tranquillement comme avant", a affirmé Recep Tayyip Erdogan mardi, sans préciser les moyens qui seraient mis en oeuvre à cette fin ou si les avions russes seraient aussi visés.

La Turquie, qui soutient des groupes rebelles, a envoyé ces derniers jours d'importants renforts et des blindés dans le nord-ouest de la Syrie pour les déployer sur de nouvelles positions militaires.

Depuis début décembre, les violences dans les provinces voisines d'Idleb et d'Alep ont déplacé 689.000 personnes, selon Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha). Ankara craint que les opérations du régime ne provoquent un nouvel afflux de réfugiés vers son territoire.

Journal télévisé 13H

Le conflit en Syrie a provoqué le déplacement de 700.000 personnes de puis le 1er décembre. Il s'agit de la plus grande vague de déplacement dans le moned depuis la seconde guerre mondiale.

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