RDC: près de 700 civils tués dans la région de Béni (Nord-Kivu) en deux ans

Près de 700 civils ont été tués en deux ans par des combattants non identifiés dans le territoire de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué vendredi l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Lors de l'attaque du 13 août 2016, l'une des plus vastes récemment perpétrées, des combattants ont tué au moins 40 personnes et incendié plusieurs habitations dans le quartier Rwangoma de la ville de Beni malgré la présence importante de soldats de l'armée congolaise et de Casques bleus de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), a précisé HRW dans un communiqué.

"Deux ans de massacres sauvages"

"Il faudrait au gouvernement congolais et aux Casques bleus de l'ONU une nouvelle stratégie pour protéger les civils à Beni et faire répondre de leurs actes les responsables de ces attaques", a déclaré Ida Sawyer, chercheuse sur l'Afrique à Human Rights Watch. "Après deux ans de massacres sauvages, de nombreux habitants de Beni vivent dans la crainte de la prochaine attaque et ont presque perdu tout espoir que quiconque puisse mettre fin au carnage", a-t-elle ajouté, citée par le communiqué.

"A la hache ou à la machette"

Les recherches effectuées par HRW et des rapports crédibles d'activistes congolais et de l'ONU indiquent que des combattants armés ont tué au moins 680 civils au cours d'au moins 120 attaques menées dans le territoire de Beni (au nord de la province du Nord-Kivu) depuis octobre 2014. Des victimes et des témoins ont décrit des attaques brutales dans lesquelles les assaillants assassinaient des personnes méthodiquement à la hache ou à la machette ou les abattaient par balle. Le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, prévient l'ONG.

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