RDC: la population de Kinshasa dans l'attente de l'élection présidentielle, qui devait avoir lieu ce dimanche

RDC : des élections tant désirées
RDC : des élections tant désirées - © ALEXIS HUGUET - AFP

C'est ce dimanche qu'auraient dû, en principe, se dérouler les élections présidentielle, législatives et provinciales en République démocratique du Congo. Mais le scrutin a été reporté d'une semaine, pour des raisons techniques. La CENI, la commission électorale, a pris cette décision suite à l'incendie d'un entrepôt à Kinshasa qui a détruit des milliers de machines à voter et des millions de bulletins de vote.

L'opposition a fait savoir qu'elle ne tolérerait pas de nouveau délai. La majorité présidentielle allume des pare-feu en mettant en avant des difficultés logistiques imprévisibles. C'est la troisième fois que ces élections sont reportées. Le deuxième et ultime mandat de Joseph Kabila a officiellement pris fin en décembre 2016.

On pouvait redouter des scènes de violences à l'annonce du report du scrutin. Mais finalement, un certain calme règne à Kinshasa. De la résignation ? Ou le fameux calme avant la tempête ?

André-Alain Atundu le porte-parole de la majorité présidentielle estime que ce report est un cas de force majeure : "La raison pour laquelle le vote a été reporté, c'est une raison de force majeure technique, logistique. Je ne vois pas pourquoi la population s'en ferait... Pour faire quoi ? Pour casser ?"

Fin de campagne ?

Malgré ce report du scrutin, la date de la fin de la campagne électorale, fixée au 21 décembre, a été maintenue. Mais des candidats de l'opposition ont affirmé qu'ils continueraient à faire campagne une semaine supplémentaire. Pour eux, il n'y a pas de temps à perdre. une déclaration perçue comme une provocation par la majorité présidentielle. "Ils voudraient bien avoir une semaine de plus, concède André-Alain Atundu. Mais si les forces de l'ordre les en empêchent, ils devront obéir. La loi c'est la loi. Si vraiment ils mettent leur menace à exécution, c'est pour créer une atmosphère de chaos, c'est une réaction excessive, tout cela pour une semaine de retard."

Les observateurs doutent qu'une petite semaine soit suffisante pour régler les innombrables problèmes logistiques qui se posent à la veille de ce triple scrutin.

Les explications de Patricia Huon, correspondante de la RTBF à Kinshasa

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