RDC: l'ONU a établi une "zone de sécurité" autour de Goma

RDC: l'ONU a établi une "zone de sécurité" autour de Goma
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Les Nations unies ont annoncé jeudi avoir établi une "zone de sécurité" autour de la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où l'ONU avait lancé un ultimatum aux rebelles, les enjoignant de déposer les armes.

L'ONU n'a toutefois pas précisé si des rebelles ont remis leurs armes ou se retiraient pour éviter une éventuelle confrontation.

Selon le porte-parole Martin Nesirky, la mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) et l'armée congolaise "ont établi une zone de sécurité dans la zone élargie autour de Goma et le long de l'axe Goma-Sake". Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) avaient lancé une nouvelle offensive contre l'armée de la RDC aux abords de Goma le 14 juillet. La Monusco avait donné mardi 48 heures aux rebelles présents dans cette zone pour rendre les armes, menaçant d'employer "la force" à leur égard - un ton nouveau dans le chef des Casques bleus, souvent accusés de passivité face aux atrocités commises dans l'est congolais.

"L'objectif de cette zone de sécurité est d'assurer une meilleure protection au million de civils - dont des réfugiés intérieurs - vivant dans la région", a précisé Martin Nesirky. "Les forces de maintien de la paix de l'ONU et les forces de sécurité congolaises continueront à patrouiller pour s'assurer qu'il n'y a aucune arme non autorisée dans cette zone", soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une "opération offensive" et que l'établissement de cette zone "ne visait spécifiquement aucun groupe rebelle".

La Monusco avait annoncé être prête à faire usage de la force si nécessaire contre les rebelles du M23 et d'autres groupes armés s'ils ne venaient pas remettre leurs armes dans les bases onusiennes, alors que la région est le théâtre d'une nouvelle poussée de violence depuis la mi-juillet.

Après l'ultimatum lancé mardi par l'ONU, les rebelles du M23 avaient fait savoir qu'ils ne se sentaient "pas concernés" par cet appel des Nations unies.

Ils ne sont du reste pas présents à l'intérieur de la zone de sécurité établie par l'ONU. Selon des diplomates, son établissement pourrait être une forme de mise en garde à l'adresse du M23, qui avait brièvement pris Goma en novembre dernier, pour signifier au mouvement de ne pas s'approcher plus de la ville.

Les Nations unies ont par ailleurs annoncé jeudi avoir porté leur choix sur une société italienne pour leur fournir leurs premiers drones destinés à surveiller l'est de la RDC, voisin du Rwanda et de l'Ouganda.

Forte de 17 000 hommes et chargée de la protection des civils - mais non du territoire -, la Monusco dispose d'un budget d'environ un milliard de dollars par an. Elle a été très critiquée lorsque le M23 a occupé Goma fin novembre 2012. Et quand, après une accalmie d'environ deux mois, les combats entre l'armée et le M23 ont repris, la Monusco n'est pas intervenue.

 


Belga

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