RDC: l'armée prend des mesures pour sécuriser la ville de Goma

Le colonel Olivier Hamuli a appelé les habitants à vaquer librement à leurs occupations et à ne pas se fier aux rumeurs sur la chute de la ville aux mains des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).

Des diplomates en poste à l'ONU avaient affirmé mardi que les forces gouvernementales avaient reculé devant les rebelles du mouvement M23 dans l'est de la RDC, abandonnant des villages par manque de munitions.

Le colonel Hamuli, qui est porte-parole des FARDC pour le Nord-Kivu, a aussi indiqué mercredi que des mesures sont prises par les autorités pour sécuriser la ville de Goma.

La Monusco déploie chars et blindés pour quadriller Goma

Les deux parties en conflit observent une accalmie depuis dimanche. Les insurgés occupent les localités de Rugari, Rumangabo, Kalengera, Rubare, Rutshuru-Centre et Kiwanja, au nord de Goma. Alors que l'armée contrôle Kibati, kibumba et ses environs, selon le colonel Hamuli.

La Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), qui combat aux côtés des forces gouvernementales depuis le déclenchement de la mutinerie du M23 fin avril, a déployé des chars et des blindés dans tous les coins névralgiques de la ville de Goma.

Le M23 est formé principalement d'ex-combattants de la rébellion tutsie congolaise du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP), intégrés dans l'armée congolaise dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application. Le CNDP était soutenu par le Rwanda et Kigali a été accusée le mois dernier par des experts de l'ONU d'apporter son soutien actif à la nouvelle mutinerie.

Belga

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