RDC: douze morts lors d'une attaque à Bukavu

Des affrontements se sont déroulés jeudi matin entre les assaillants et les Forces armées de RDC (FARDC) faisant dix morts selon l'administrateur Bellarmin Mugangu. Il avait mis en cause des miliciens locaux Maï-Maï et des hommes des Forces nationales de Libération (FNL), une rébellion engagée dans un processus de paix au Burundi voisin - qui a démenti.

Selon Radio Okapi, le bilan de cette attaque est de douze morts, dont huit du côté des assaillants, deux membres des FARDC, un policier, une femme. Deux assaillants ont également été capturés.

Un précédent bilan faisait état de dix morts.

Le commandant du 13ème bataillon intégré des FARDC, basé à Uvira, a quant à lui imputé la responsabilité de cette attaque à un officier "réfractaire", un ancien cadre de la 109ème brigade d'infanterie. Mécontent de n'avoir pas reçu une promotion en grade, cet officier, identifié comme "Fudjo", aurait monté une milice pour prendre le contrôle d'Uvira.

Le gouverneur du Sud-Kivu, Louis Léonce Muderwa, a quant à lui assuré que des mesures avaient été prises pour prévenir ce genre d'incident.

"Les autorités ont pris une série de dispositions pour que ce genre d'agissements ne se reproduisent plus. La première disposition, c'est le programme d'intégration des groupes armés au sein des FARDC. La deuxième disposition, c'est que les FARDC continuent à faire leur travail normalement. Nous allons continuer des opérations de ratissage et essayer de ramasser toutes les armes qui ont circulé depuis plusieurs années dans la rue entre les mains des civils. Et, bien entendu, nous allons continuer à renforcer les mesures qui tendent à déployer la police sur les lieux. Et que la police puisse être encadrée et encouragée", a dit M. Muderwa.

Il a par ailleurs fait état de "préparatifs" dans sa province pour une opération militaire contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) pour expliquer l'afflux de militaires dans certains territoires du Sud-Kivu, entre autres ceux de Shabunda et de Kabare.

"Cette présence entre dans le cadre des préparatifs d'une opération militaire contre les FDLR", a-t-il expliqué à radio Okapi.

Pour M. Muderwa, l'objectif de l'opération est de traquer les FDLR et d'arriver à détruire tous leurs états-majors se trouvant dans les différents territoires du Sud-Kivu.

La RDC et le Rwanda ont mené entre le 20 janvier et fin février une opération militaire conjointe sans précédent afin de réduire les rébellions dans la province voisine du Nord-Kivu.

Les FDLR, parmi lesquels des miliciens Interahamwe qui ont participé au génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda, ont déplacé le gros de leurs troupes vers le Sud-Kivu, selon le "patron" de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), le diplomate britannique Alan Doss, qui a estimé jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York leur nombre à 4.500.

(Belga)

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