Rassemblement d'Amnesty devant l'ambassade iranienne contre la disparition du professeur Djalali

Rassemblement d’Amnesty devant l’ambassade iranienne contre la disparition du professeur Djalali
Rassemblement d’Amnesty devant l’ambassade iranienne contre la disparition du professeur Djalali - © Tous droits réservés

Ce mardi, une quarantaine de militants d’Amnesty International se sont rassemblés devant l’ambassade d’Iran, à Bruxelles, pour réclamer, des autorités iraniennes, qu’elles indiquent le lieu de détention de Ahmadreza Djalali, un enseignant invité de la VUB.

Ce médecin irano-suédois a été arrêté lors d’un retour au pays et accusé d’espionnage. Vraisemblablement torturé, le professeur a été condamné à mort il y a deux ans. Depuis, il était détenu à la prison d’Evin. Mais le 30 juillet, il a été transféré, les yeux bandés, de l’aile de la prison vers un lieu tenu secret. 

"Nous sommes extrêmement inquiets. À l’heure actuelle, ni sa famille ni son avocat ne savent où se trouve Ahmadreza Djalali, dont l’état de santé est très préoccupant. Nous rappelons par ailleurs que, compte tenu de sa condamnation à la peine capitale, il pourrait être exécuté à tout moment", explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

"Très nébuleux"

La porte-parole de l’organisation, Valerie Michaux, ajoute: "Tout cela reste très nébuleux, il aurait été intégré dans des réseaux ou on lui aurait demandé d’espionner des étudiants de son campus. Ce qu’il n’a pas accepté. Aujourd’hui, il est condamné à mort pour des faits qu’il a avoué. On sait que ce n’est pas vrai. On ne lui permet pas de déposer un recours. Donc, on est face à un procès tout à fait inique, sur base d’aveux arrachés sous la torture. Et en plus, sans une procédure de défense telle qu’il en aurait droit", explique

Quelque 125.000 personnes ont signé en Belgique une pétition pour réclamer la libération immédiate et sans condition d'Ahmadreza Djalali. L'homme est privé de liberté depuis le 25 avril 2016.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK