Rapport défavorable à l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à Schengen

Un douanier roumain inspecte un camion
Un douanier roumain inspecte un camion - © Archive EPA/ALIN MATEI

Les espoirs de la Roumanie et de la Bulgarie de rejoindre rapidement l'espace Schengen de libre circulation en Europe risquent d'être une nouvelle fois douchés par la publication début février d'un rapport défavorable à leur adhésion, a appris jeudi l'AFP de sources diplomatiques à Copenhague.

Bucarest et Sofia se heurtent à l'opposition des Pays-Bas qui réclament des progrès effectifs dans la lutte contre la corruption et la démonstration par ces deux pays d'assurer le contrôle de leurs frontières avec des pays tiers.

La Commission européenne doit publier début février un rapport sur les progrès réalisés par les deux candidats, et selon les premières informations il serait défavorable à la Bulgarie.

Les adhésions ne pouvant être dissociées, tout problème rencontré par un des candidats sanctionne l'autre.

La question des adhésions n'a pas été officiellement abordée lors de la réunion informelle des ministres de l'Intérieur des 27 à Copenhague, mais les problèmes soulevés dans le rapport de la Commission ont été dévoilés à cette occasion.

La Haye conditionne la levée de son veto à davantage de progrès démontrés dans la lutte contre la corruption. Bucarest accuse les Néerlandais d'être otages du parti d'extrême-droite de Geert Wilders qui soutient la coalition au pouvoir.

Membres de l'UE depuis cinq ans au 1er janvier, la Roumanie et la Bulgarie avaient décrété priorité nationale 2011 l'entrée dans ce vaste espace où les voyageurs circulent librement de la Pologne au Portugal.

La position des Pays-Bas exaspère les dirigeants bulgares. "Nous faisons notre travail, nous protégeons la frontière (extérieure de l'espace Schengen) conformément à tous les critères, nous sommes responsables, donc nous nous attendons à une solidarité et à un respect des règles par nos amis et partenaires européens", a déclaré le nouveau président bulgare Rossen Plevneliev lors d'un entretien accordé mercredi à l'AFP.


Belga

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