Qui est Marc Pecsteen, le nouvel ambassadeur de Belgique à l'ONU ?

Marc Pecsteen, le nouvel ambassadeur de Belgique à l’ONU
Marc Pecsteen, le nouvel ambassadeur de Belgique à l’ONU - © Tous droits réservés

La Belgique s’apprête à entrer au Conseil de sécurité des Nations unies, dès janvier prochain, pour la période 2019-2020. L’homme qui va incarner la Belgique à l’ONU, c’est Marc Pecsteen.

Ses qualités ? Elles sont nombreuses. Rigoureux, connaissant les dossiers à fond et très à l’écoute. L’homme est diplomate depuis 30 ans. Il nous donne rendez-vous dans son bureau au sein de la délégation belge. Nous sommes au 41e étage d’une tour située à quelques pas du siège de l’ONU à New York. "C’est une responsabilité très importante. C’est un magnifique défi pour un diplomate belge’, explique Marc Pecsteen. ‘Ce n’est pas tous les jours qu’on la chance d’être au Conseil de sécurité. Ce sera une tâche intense car contrairement à ce que l’on peut penser, le Conseil de sécurité travaille beaucoup. Il se réunit tous les jours. Plusieurs réunions se suivent chaque jour, sur différents sujets. Il faut être autour de la table, il faut savoir de quoi on parle, et il faut venir avec des idées, pour faire avancer les dossiers, dans la mesure du possible".

Marc Pecsteen est ambassadeur de Belgique à l’ONU depuis 2016. Durant tout ce temps, il a exercé un lobbying intense pour décrocher le siège de membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans. C’est un proche de Didier Reynders. Il a travaillé dans son cabinet. Pour le ministre des Affaires étrangères, il est l’homme de la situation. "C’est d’abord une expérience. Un parcours dans plusieurs postes. C’est un parcours aussi à Bruxelles, y compris à la direction d’un cabinet plus politique. Maintenant, je crois que la qualité principale, c’est d’avoir été présent à New-York, ces derniers mois, pendant la campagne que nous avons menée de manière intensive. C’est aussi de préparer notre présence au Conseil de Sécurité. A partir de là, toutes les qualités humaines sont là, les relations avec les différents partenaires que nous aurons autour de la table, et aussi les qualités de connaissances. Je n’ai pas d’inquiétude".

Quand la Belgique siégera au Conseil de sécurité de l’ONU, Marc Pecsteen sera le relais de notre pays dans l’enceinte des Nations Unies. Charles Michel restera le Chef d’orchestre. Le Premier ministre lui a accordé toute sa confiance. "C’est quelqu’un qui a de l’expérience, qui a eu des responsabilités à différents niveaux, qui comprend bien toute la complexité, toute la nuance des sujets. Et puis en siégeant au Conseil de sécurité des Nations-Unies, il est important que la Belgique soit représentée avec rigueur, avec compétence. C’est une question de crédibilité, d’image. Un pas important a été franchi car nous avons remporté cette élection avec un beau résultat. Maintenant, le travail est de montrer que la Belgique, nos diplomates, nos responsables politiques, sont une valeur ajoutée au Conseil de sécurité des Nations-Unies".

Marc Pecsteen a accompagné la délégation belge, cette semaine à New York, pour la 73e Assemblée générale de l’ONU. Il était présent à l’Assemblée générale, ainsi que lors de nombreuses réunions et " Side Évents ". Il a même organisé un dîner de travail consacré à la région des Grands Lacs en présence de Charles Michel, Didier Reynders et de nombreux diplomates étrangers. Pour l’Ambassadeur de Belgique à l’ONU, ce type d’événements est essentiel. "C’est très utile, c’est indispensable. C’est lors de ces rencontres très informelles, que l’on peut progresser en comparant les analyses, et ensuite tomber d’accord sur ce qu’il faut faire".

Faire exister la Belgique à l’ONU. Donner de la visibilité sur la scène internationale. Montrer la vision belge de la diplomatie, ce sont les missions de Marc Pecsteen pour les deux années à venir.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK