Québec: étudiants et casseroles à nouveau dans la rue avant le Grand Prix de F1

Québec: étudiants et casseroles à nouveau dans la rue avant le Grand Prix de F1
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Québec: étudiants et casseroles à nouveau dans la rue avant le Grand Prix de F1 - © ROGERIO BARBOSA (AFP)

La contestation en marge du conflit étudiant sur les frais de scolarité au Québec a repris mercredi soir dans les rues de Montréal avant la présentation dimanche du Grand Prix de F1 du Canada que des protestataires ont promis de perturber.

Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué en soirée un carrefour animé d'un quartier branché de Montréal pour protester contre l'arrestation la veille du seul député de gauche à l'Assemblée nationale du Québec, Amir Khadir, du parti Québec solidaire.

Après quelques jours d'une relative accalmie dans les protestations contre la loi spéciale limitant le droit de manifester au Québec, des centaines de manifestants ont campé pendant deux heures à l'angle des rues Saint-Denis et Mont-Royal dans le quartier du Plateau, coupant complètement la circulation.

La foule hétérogène, qui tapait des casseroles, protestait contre l'arrestation mardi soir à Québec d'Amir Khadir, député de la circonscription électorale de Mercier, qui recoupe justement ce quartier.

Amir Khadir avait été relâché quelques heures plus tard avec 64 autres manifestants après avoir été interpellé, menotté et mis à l'amende mardi soir à Québec pour avoir participé à une manifestation déclarée illégale en vertu du code municipal sur la circulation routière, et non pas de la loi spéciale de la province.

Au milieu de la foule mercredi soir, une dizaine de jeunes étaient assis par terre, dont deux jouaient aux échecs, tout en fumant un joint de cannabis, a constaté un journaliste de l'AFP, pendant que les manifestants autour scandaient: "La loi spéciale, on s'en câlisse!"

A deux reprises, quelques milliers de manifestants, qui participaient à la 44e manifestation nocturne consécutive à Montréal en soutien aux étudiants, sont venus se mêler à ceux qui prenaient part au "sit-in".

AFP

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