Affaire des "écoutes" : condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption, Nicolas Sarkozy va faire appel

Nicolas Sarkozy à Paris, ce 1er mars 2021
4 images
Nicolas Sarkozy à Paris, ce 1er mars 2021 - © AFP

Le verdict est tombé. Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des "écoutes".


A lire aussi : Nicolas Sarkozy devant la justice : retour sur l’affaire des écoutes


 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été condamné à 3 ans de prison dont un an ferme pour corruption. Il a été déclaré coupable lundi à Paris de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des "écoutes", qui avait éclaté en 2014, deux ans après son départ de l’Elysée. Son avocate a d'ores et déjà annoncé que Sarkozy fera appel du jugement. 

La présidente de la 32e chambre correctionnelle, Christine Mée, poursuivait la lecture de son jugement avant de prononcer les peines à l’encontre de l’ex-chef de l’Etat, de son avocat historique Thierry Herzog et de l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, eux aussi reconnus coupables.

Extrait de notre JT du 9 février :

Nicolas Sarkozy devient ainsi le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac en 2011 dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

Le tribunal correctionnel a estimé qu'un "pacte de corruption" avait été conclu entre l'ex-président aujourd'hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, également condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

Le 8 décembre, le parquet national financier (PNF) avait requis contre Nicolas Sarkozy quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme, en estimant que l'image présidentielle avait été "abîmée" par cette affaire aux "effets dévastateurs".

Nicolas Sarkozy était accusé d'avoir tenté d'obtenir en 2014, par l'entremise de Me Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat, dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l'affaire Bettencourt. Des informations qui devaient être délivrées par le magistrat en échange d'un coup de pouce pour un poste de prestige à Monaco.

Devant le tribunal, ses avocats avaient fait valoir qu'in fine, Nicolas Sarkozy n'avait pas eu gain de cause devant la Cour de cassation et que Gilbert Azibert n'avait jamais eu de poste à Monaco. Selon la loi, il n'est cependant pas nécessaire que la contrepartie ait été obtenue, ni que l'influence soit réelle, pour caractériser les délits de corruption et de trafic d'influence.

Herzog fait appel 

Thierry Herzog, avocat historique de Nicolas Sarkozy et condamné lundi comme l'ex-président à trois ans d'emprisonnement dont un ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des "écoutes", a fait appel, ont annoncé ses avocats à l'AFP.

"L'appel est suspensif sur toutes ces dispositions. Nous sommes plus déterminés que jamais à obtenir la relaxe de Me Herzog qui est présumé innocent", ont déclaré Hervé Temime et Paul-Albert Iweins.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK