Procès Sarkozy en France : François Hollande s'insurge contre "les attaques répétées contre la justice"

François Hollande à Paris le 4 novembre 2020
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François Hollande à Paris le 4 novembre 2020 - © BERTRAND GUAY - AFP

François Hollande dit samedi dans un entretien au Parisien ne pas accepter "les attaques répétées contre la justice" après la condamnation à de la prison ferme de Nicolas Sarkozy, même s'il "mesure ce que représente" cette décision pour son prédécesseur à l'Elysée.

"Je mesure ce que représente pour Nicolas Sarkozy cette condamnation à la fois sur le plan humain et sur le plan politique. C'est aussi une question d'honneur compte tenu des fonctions qu'il a exercées", affirme l'ancien chef de l'Etat français. "En revanche ce que je n'accepte pas, ce sont les attaques répétées contre la justice et son indépendance, avec des magistrats qui sont nommément pointés du doigt", ajoute François Hollande, déplorant que le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti n'ait pas défendu "immédiatement l'institution judiciaire".


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Alors que la droite a concentré ses attaques sur le Parquet national financier (PNF), qu'elle accuse d'avoir joué un rôle politique dans le procès, l'ancien dirigeant socialiste rappelle que le jugement a été rendu "par un tribunal indépendant après une enquête menée par le PNF, puis une instruction confiée à d'autres magistrats".

Prétendre que le PNF agirait à des fins partisanes, c'est porter atteinte à l'impartialité de 18 magistrats qui travaillent en toute indépendance pour l'intérêt général

"Enfin les magistrats du PNF n'ont pas été choisis par moi, pas plus que par mon successeur. Ils l'ont été sur proposition du Garde des Sceaux après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature", insiste François Hollande, qui a créé le PNF en 2013 après l'affaire Cahuzac.

"Prétendre que le PNF agirait à des fins partisanes, c'est porter atteinte à l'impartialité de 18 magistrats qui travaillent en toute indépendance pour l'intérêt général", poursuit l'ex-chef de l'Etat.

Condamnation de Nicolas Sarkozy (JT du 1er mars) :

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