Procès en vue pour l'ex-maire de Téhéran accusé d'avoir tué sa femme

L'ancien maire de Téhéran, Mohammad Ali Najafi, comparaîtra le 1er juillet pour l'assassinat de sa seconde épouse.
L'ancien maire de Téhéran, Mohammad Ali Najafi, comparaîtra le 1er juillet pour l'assassinat de sa seconde épouse. - © Tous droits réservés

L'ancien maire de Téhéran Mohammad Ali Najafi, ex-conseiller du président iranien Hassan Rohani, comparaîtra le 1er juillet pour l'assassinat de sa seconde épouse, a rapporté dimanche le quotidien gouvernemental Iran. Éphémère maire de Téhéran (de fin août 2017 à début avril 2018) et figure du mouvement réformateur, M. Najafi, 67 ans, s'est livré à la police auprès de laquelle il a reconnu avoir abattu le 28 mai sa seconde épouse, Mitra Ostad, de plus de trente ans sa cadette.


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Selon les médias iraniens, le corps de la victime avait été retrouvé dans la baignoire de sa salle de bain. "La première audience aura lieu le 1er juillet [...] devant la cour pénale de Téhéran", a indiqué le journal Iran sur son compte Twitter. Brillant mathématicien et professeur d'université, M. Najafi, qui a été vice-président de la République islamique et plusieurs fois ministre, est passible de la peine de mort.

Parfum de scandale

Son statut et le parfum de scandale entourant son --récent-- deuxième mariage, sans qu'il ait divorcé de sa première épouse, comme le permet la loi iranienne, ont contribué à susciter un énorme intérêt en Iran pour cette affaire. L'histoire a pris également un tour politique sur fond de lutte entre les réformateurs, alliés du président modéré Rohani, dont M. Najafi était conseiller économique, et ultraconservateurs qui n'ont de cesse de critiquer le gouvernement.

Selon des informations de presse, certains ultras ont ainsi vu dans la déchéance de M. Najafi un signe de la "faillite morale" du mouvement. D'autres ont mis au défi la justice de le juger l'ancien maire aussi rapidement que, et comme, n'importe quel autre suspect de crime. Du côté des réformateurs, on a accusé la télévision publique d'avoir couvert l'affaire de façon biaisée avec un goût prononcé pour le sordide. Certains sont allés jusqu'à suggérer que la victime avait été téléguidée par quelque "service" pour séduire M. Najafi et l'espionner. 

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