Prix Nobel de la paix: qui remportera le 100e sacre ?

Nobel de la paix : qui remportera le 100e sacre ?
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Nobel de la paix : qui remportera le 100e sacre ? - © © JONATHAN NACKSTRAND - AFP

Plus que quelques heures avant l’annonce du grand lauréat du Prix Nobel de la paix. Vendredi 11 octobre à 11 heures exactement, nous découvrirons qui succédera au médecin Denis Mukwege, et à la militante irakienne Nadia Murad. Si la liste des nominés reste confidentielle, certains noms s’imposent déjà comme favoris.

Greta Thunberg

C’est la grande favorite de cette année. À tout juste 16 ans, Greta Thunberg a fait de la lutte contre le changement climatique son credo. Pour défendre la cause qui lui tient à cœur, la jeune adolescente ne mâche pas ses mots. Fin septembre au sommet sur climat à New York, Greta n’avait pas hésité à accuser les dirigeants et chefs d’État d’être responsables de la situation actuelle de la planète. Des propos véhéments qui ont fait le tour de la toile.

La jeune activiste est l’instigatrice de "Fridays for Future", mouvement de grèves scolaires pour le climat. Cette initiative a réussi à mobiliser plus de 4 millions de jeunes autour de la planète en septembre dernier.

Lauréate du Right Livelihood, considéré comme un "Nobel alternatif", et du prix d’ambassadeur de la conscience d’Amnesty International, l’adolescente figure en bonne position sur la shortlist du prestigieux prix.

Si elle venait à le décrocher, Greta serait la plus jeune Nobélisée de l’histoire, juste devant Malala Youzafzai. Toutefois, les avis sont partagés quant à cette nomination, surtout du côté des experts. Henrik Urdal, directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo estime que Greta manque d’expérience, et que combat climatique ne veut pas forcément dire combat pour la paix.

Abiy Ahmed

Depuis son accession au pouvoir en 2018, Abiy Ahmed, Premier ministre d’Éthiopie, œuvre pour l’instauration d’un régime plus démocratique dans le pays. S’il est l’un des favoris des experts, c’est surtout grâce à ses nombreuses actions en faveur de la paix en Éthiopie.

Le 9 juillet 2018, il est à l’origine de la signature de la "Déclaration conjointe de paix et amitié" avec l’Erythée. Déclaration qui met fin à plus de 20 ans de conflit entre les deux pays.

Le dirigeant est l’auteur de plusieurs accords de paix avec les groupes régionaux rebelles notamment les combattants du Front de libération Orom en août 2018, et le front national de libération d’Ogaden en janvier 2019. Il a également contribué à la libération de plusieurs prisonniers politiques et à la réconciliation avec les communautés chrétiennes. Ses nombreuses réformes lui valent le prix de l’UNESCO "pour la recherche de la Paix".

Jacinda Ardern

La Première ministre néo-zélandaise s’est fait remarquer après les attentats de Christchurch survenus en mars dernier. Jacinda Ardern n’a pas hésité à exprimer sa solidarité avec les familles des victimes.

Suite à cet événement tragique, des mesures sont aussitôt prises: la ministre interdit les armes semi-automatiques de type militaire et crée un registre des règles d’obtention des permis de port d’armes. Plus encore, elle lance "l’appel de Christchrust", conjointement avec Emmanuel Macron, contre les contenus extrémistes en ligne. Elle est aussi à l’origine de "l’Accord sur le changement climatique, le commerce international et la durabilité". Initiative qu’elle entreprend avec quatre autres chefs d’État.

Raoni Metuktire

Fervent défenseur des droits des indigènes et de la lutte contre la déforestation en Amazonie, le chef Raoni est l’un des pressentis pour le Prix Nobel de la paix. Sa candidature a été proposée par un groupe d’anthropologues et d’écologistes de la fondation brésilienne Darcy Ribeiro.

Depuis sa médiatisation à la fin des années 1980, le chef de la tribu ne cesse de voyager afin de faire entendre sa voix à l’échelle internationale. Son combat porte ses fruits en 1993 avec la création de la plus grande réserve tropicale au monde. En septembre 2011, il est citoyen d’honneur de Paris et reçoit la médaille de l’Assemblée nationale de Nicolas Perruchot. En 2014, il remporte le premier prix public pour la paix.

Hajer Sharief

Hajer Sharief a depuis toujours milité en faveur de la paix et de la démocratie en Libye. À 19 ans, elle était déjà cofondatrice du réseau "Together We Built It", visant à assurer une transition pacifique et démocratique dans le pays. Les femmes font aussi partie des préoccupations de la jeune militante.

En 2013, elle cocrée le Réseau 1325, un réseau d’organisations de la société civile dont le but est d’assurer une meilleure participation des femmes dans le processus d’instauration de la paix en Libye. Hajar est aussi membre de l’équipe de plaidoyer pour la jeunesse de "United Network of Young Peace Builders" et du groupe d’experts des Nations Unies pour l’étude sur la jeunesse, la paix et la sécurité. Ses efforts lui valent en 2017 le "Student Peace Prize".

Ilwad Elman

Ilwad Elman est la cofondatrice du centre de défense des droits de l’Homme "The Elman Peace and Human Rights Center" à Mogadiscio. Elle est également à la tête de "Soeur Somalie", un programme d’aide aux victimes de violences sexuelles et de mariage forcé, et de plusieurs groupes de consolidation de la paix et de la démocratie. La militante ne s’arrête pas là. En 2014, elle est nommée ambassadrice en Somalie pour les jeunes. Deux ans après, en 2016, elle est éluepersonnalité africaine jeune de l’année aux Africa Youth Awards.

Pour rappel, 301 candidatures ont été soumises cette année : 223 pour des personnalités et 78 pour des organismes. Dans la course également : Reporters sans frontières, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la Coalition internationale pour l’accès à la terre ou encore le Comité pour la protection des journalistes.

Le verdict est tombé en fin de matinée (sujet du JT de la mi-journée)

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