Pression russe sur les ONG qui défendent les droits de l'homme

Ces descentes sont accompagnées systématiquement par des journalistes et caméras de la chaine de télévision NTV, proche du pouvoir. Une intrusion médiatique à laquelle les responsables des ONG visées s’opposent avec force.

Les enquêteurs du parquet et du fisc s’appuient sur la nouvelle loi adoptée l’automne dernier

Les ONG "agents de l’étranger"

Elle oblige les ONG qui bénéficient notamment d'un financement étranger et qui ont une activité publique de nature politique à se faire inscrire sur un registre "d'agents de l'étranger". Elles doivent aussi se présenter en tant que telles dans toute activité publique. Les responsables des ONG qui refuseraient cette inscription encourent des peines jusqu’à deux ans de prison.

Amnesty International dans le collimateur

Cette nouvelle loi avait été adoptée après les critiques émises par les ONG sur le déroulement des élections législatives de décembre et de la présidentielle de mars 2012 remportée par Vladimir Poutine.

Ce matin, Amnesty International et d’autres ONG ont été visées, dont l'association Pour les droits de l'homme ou encore le fonds

Verdict public, spécialisé dans la défense des intérêts des personnes victimes des forces de l'ordre. Et toujours en présence de journalistes proches du pouvoir.

Plus d'une centaine d'ONG, à Moscou et en région, ont déjà été contrôlées de cette manière ces derniers temps.

Cette vague d'inspections sans précédent soulève de vives réactions. Les ONG estiment  que sur le fond comme sur la forme, elle vise à discréditer délibérément les ONG aux yeux de la population.

Marc Molitor

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