Présidentielle sous tension au Burkina, entre joute pouvoir-opposition et menaces jihadistes

Préparatifs dans un bureau de vote de Ouagadougou à la veille des élections présidentielle et législatives, le 21 novembre 2020
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Préparatifs dans un bureau de vote de Ouagadougou à la veille des élections présidentielle et législatives, le 21 novembre 2020 - © Issouf SANOGO

Le Burkina Faso vote dimanche pour élire son président et ses députés dans un contexte politique et sécuritaire tendu, l'opposition redoutant des "fraudes massives" du camp du président Roch Kaboré, favori pour sa réélection, et menaçant de ne pas reconnaître les résultats.

Quelque 6,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ce double scrutin, mais près d'un cinquième du pays ne pourra pas voter, faute d'une présence suffisante de l'Etat dans certaines zones du nord et de l'est en proie à des attaques jihadistes et à des violences intercommunautaires quasi quotidiennes.

Roch Marc Christian Kaboré, élu en 2015 et qui brigue un second mandat, fait face à 12 adversaires, dont Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l'ex-président Blaise Compaoré, dont le régime tombé il y a six ans fait l'objet d'une nostalgie croissante.

Considérés comme les deux outsiders les plus sérieux, Zéphirin Diabré et Eddie Komboïgo, ainsi que quatre autres candidats, ont fait monter la pression samedi en dénonçant des risques de fraude dans l'organisation du double scrutin.

Le décompte commence après le scrutin, dans un bureau de Ouagadougou (22/11)

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